Traumatisme des vertèbres cervicales, distorsion des vertèbres cervicales, traumatisme d’accélération cranio-cervicale (coup du lapin, whiplash-associated disorder, whiplash-injury)

Les causes 
Les manifestations 
Que peut-on faire ? - Prévenir 
Quand faut-il consulter ? 
Autres informations 

Le traumatisme d’accélération cranio-cervicale représente un mécanisme accidentel avec lésion des vertèbres cervicales. Lors de cet accident, il se produit une extension et une entorse au niveau des vertèbres cervicales, dans les cas les plus graves, des déchirures de ligaments et de disques intervertébraux, parfois même des fractures. Les autres désignations de ces lésions sont le„coup du lapin“ ou en anglais „Whiplash-injury“ ou distorsion des vertèbres cervicales.

Les causes

La cause réside dans une accélération exagérée de la tête, qui entraîne un étirement ou une distorsion non contrôlés des vertèbres cervicales en soumettant la tête  à des forces de torsion et d’étirement „supra-physiologiques“. La tête elle-même ne heurte pas un objet („non-contact-injury“), mais elle est freinée par les seules vertèbres qui subissent de manière immédiate les forces de freinage et de torsion.
Ce mécanisme d’accident se produit surtout en cas de collision lors d’un accident de la circulation avec choc arrière, mais aussi lors de la pratique de certains sports comme la boxe, le judo, la lutte et autres sports de combat.
Au moment où l’on prévoit le choc (seconde de terreur), la tension musculaire stabilise par réflexe la colonne vertébrale. Le dommage est de ce fait  moins grave qu’en cas d’événement survenant par surprise.

Les manifestations

Au premier choc après l’accident, il peut arriver que le patient ne ressente rien aux vertèbres cervicales lésées; les signes de blessures ne se manifestent qu’au bout de quelques heures ou même de quelques jours. Dans le cas extrême, les suites d’un „coup du lapin“ peuvent encore se manifester après des mois.

Les principaux symptômes sont  des tensions douloureuses dans la nuque et des maux de tête. La douleur peut s’installer de façon permanente, se renforcer à chaque mouvement et irradier vers le haut dans la partie postérieure de la tête. Il existe encore d’autres séquelles de ces blessures:

  • Perte de stabilité de la colonne vertébrale: le patient n’arrive plus à redresser la tête de manière active.

  • Sensation d’engourdissement et irradiation de la douleur dans le visage, les épaules ou les bras

  • Vertiges, malaise, nausées, acouphènes

  • Troubles de la vision, du langage, de la déglutition et du sommeil ainsi qu’une faiblesse de concentration

Les symptômes varient selon les accidents et la manière dont le patient l’a vécu et géré. Il n’est pas rare qu’une chronicité s’installe en continuant à affecter la personne concernée durant des mois et même des années après l’accident.  

Que peut-on faire ? - Prévenir

L’appui-tête dans les voitures réduit les séquelles du „coup du lapin“ au moment de la collision. Il faut cependant veiller à bien le régler afin qu’il amortisse bien le choc à l’arrière de la tête tout en protégeant la colonne contre une violence mécanique exagérée. Si l’appui-tête est trop bas ou la personne trop grande, la tête est projetée en arrière par-dessus l’arrête supérieure de l’appui-tête et le choc peut provoquer une lésion des vertèbres cervicales.

La bonne position de l’appui-tête:
 Le milieu de l’appui-tête doit être à hauteur des yeux du
    conducteur ou des passagers.
    Ou bien: Arrête supérieure de l’appui-tête à hauteur
    du dessus du crâne
 Distance de la tête à l’appui-tête, pas plus de 4 cm,
    ce qui signifie que le dossier du
    siège doit être suffisamment à la verticale.

Quand faut-il consulter ?

Tout dommage corporel dû à un accident ne doit pas seulement se consigner dans un rapport de police, mais doit faire l’objet d’un examen médical, ne serait-ce que pour des raisons de responsabilité civile.

Pour poser le diagnostic, on se sert de radiographies et d’examens neurologiques, le cas échéant, on fait appel à la tomographie par ordinateur (CT) ou par résonance magnétique (MRT). Il peut arriver que les résultats ne soient pas probants; mais selon les circonstances de l’accident et le contexte subjectif et temporel, il faut tout de même conclure à un traumatisme d’accélération des vertèbres cervicales, surtout en présence de troubles végétatifs. Le jugement des experts qui doivent déterminer dans quelle mesure les troubles persistants sont le fait de l’accident, est parfois difficile et a souvent été à l’origine de nombreux litiges.

La thérapie consiste à mettre très vite la colonne vertébrale au repos à l’aide d’une minerve, à donner des médicaments pour apaiser la douleur et détendre le corps, à utiliser la physiothérapie (froid, électrothérapie, massage). Les dommages structurels comme le déboîtement des vertèbres ou les fractures exigent parfois une intervention chirurgicale pour rétablir une situation satisfaisante et une meilleure stabilité.

Autres informations

Il existe en suisse de nombreux groupes d’entraide pour les personnes qui souffrent de séquelles d’un traumatisme d’accélération cranio-cervicale. Vous pouvez vous renseigner auprès de:

Auteurs: Dr Ute Hopp, Pr Dr Jürg Baltensweiler
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, Lucerne

Dernière actualisation: 05.3.2007
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