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Meaux de ventre et coliquesLes
causes Symptômes Que
peut-on faire soi-même? Quand
faut-il appeler le médecin?
Les
maux de ventre peuvent être très divers et font partie des troubles de la santé les plus fréquents.
Vouloir les ranger avec précision dans une catégorie revient à composer un puzzle comprenant de nombreux
paramètres: l’historique de la maladie et le vécu subjectif de la personne concernée, le lieu et la
manière par laquelle se manifestent les douleurs, d’autres symptômes et finalement les résultats des
examens pour lesquels il est parfois nécessaire de faire appelle à des appareils ou d’autres moyens
techniques. Le mal de ventre n’a pas toujours son origine dans
l’abdomen comme tel. Les douleurs sont parfois par perçues ou pas perçues à leur lieu d’origine, mais
irradient dans la cavité abdominale. On peut ainsi faire la distinction entre: Les
causesProcessus pathologiques Voici
une liste des processus pathologiques pouvant être à l’origine de troubles douloureux dans la cavité
abdominale. Inflammations et infections
d’organes de la cavité abdominale ou dans le proche voisinage. Passages
obstrués par des tumeurs, des calculs, des corps étrangers avalés ou des adhérences. Médicaments:
Antibiotiques, produits servant à inhiber la formation d’acides dans l’estomac, médicaments pour la
chimiothérapie (cancer), médicaments pour combattre les rhumatismes et bien d’autres encore. Intoxications
avec des produits organiques ou non organiques, par ex. des métaux lourds
comme le plomb ou le thallium (dans la mort aux rats et certains produits pour l’épilation). Certains
produits pour détruire les plantes peuvent provoquer de graves coliques; mais il existe encore d’autres
symptômes d’intoxication. Perforation d’un organe:
Suite à des processus inflammatoires ou des tumeurs, un trou peut se former dans la paroi d’organes
creux comme l’estomac, le colon ou la vésicule biliaire. Des coups, des blessures par balle ou par un
objet contondant peuvent provoquer des déchirures ou des trous dans les organes de la cavité abdominale. Saignements
dans la cavité abdominale: le sang irrite le péritoine. Obstruction
d’un vaisseau sanguin: Suite à une embolie une partie plus ou moins importante
d’un organe ne reçoit plus de sang. Déplacement d’organes
dans la cavité abdominale: Torsion d’organes autour de leur propre axe entraînant une diminution
de l’irrigation sanguine (Exemple: torsion
des testicules). Divers: Le cycle menstruel
ou une grossesse; l’aérophagie et les ballonnements ou des processus de fermentation dans le colon;
coliques ombilicales chez les enfants. Douleurs irradiantes
ne provenant pas d’organes situés dans la cavité abdominale: voir plus loin la liste séparée.
Manifestations
maladives typiques Les douleurs correspondent aux différents organes. Estomac
et colons: Appendicite, occlusion
intestinale adhérences intestinales, constipation,
syndrome de l’irritabilité du côlon, diverticulite,
maladies
inflammatoires
des intestins comme la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, l’entérite ou la gastro-entérite,
la gastrite chronique, les aigreurs
d’estomac, l’allergie
aux aliments ou l’intolérance aux aliments, aux médicaments, les intoxications. Vésicule
biliaire, pancréas, foie: Inflammations de la vésicule
biliaire ou du pancréas
(pancréatite), calculs
biliaire, hépatite. Tractus
urinaire:
Inflammation
du bassinet (pyélonéphrite), coliques néphrétiques, inflammation
de la vessie. Organes génitaux internes: Rupture
du follicule («douleur de midcycle»), troubles
de la menstruation, grossesse tubaire ou extra-utérine, inflammation
des
trompes kystes des ovaires ou torsion (voir aussi plus haut), endométriose,
Torsion des testicules, inflammation des testicules
ou l’épididymite. Paroi abdominale:
la hernie inguinale (étranglée). Vaisseaux
sanguins: rupture de l’aorte en cas d'anévrisme, d’embolie
dans une artère du colon pouvant entraîner un infarctus entéro-mésentérique.
Douleurs
qui irradient dans la région abdominale Les maux de ventre
n’ont pas toujours leur origine là où ils sont ressentis. D’autres organes malades ou une maladie généralisée
peuvent être à l’origine de douleurs qui irradient dans la cavité abdominale ou qui y sont projetés. Circulation
cardio-vasculaire: Infarctus du myocarde, angine
de poitrine, d’autres maladies cardio-vasculaires. Poumons:
Pneumonie,
embolie
pulmonaire, inflammation de la plèvre (pleurésie). Colonne
vertébrale: par ex. la sténose spinale. Maladies
généralisées:
la grippe, de nombreuses maladies infantiles, herpes zoster ou
zona; diabète sucré
(«Pseudopéritonite
diabétique»), leucémie. Maux de ventre d’origine psychosomatique,
provoqués
par le stress, l’angoisse, les difficultés scolaires. Les
états de
manque lors de l’arrêt de prise de drogues ou de certains médicaments par ex. des antidépresseurs.
SymptômesLes
maux de ventre peuvent prendre des formes très diverses. Ils ont besoin d’être précisés selon leur caractère,
leur localisation et leur évolution dans le temps. Il faut également tenir compte des symptômes qui
les accompagnent. Caractéristiques
de la douleur Une
douleur qui s’accentue et diminue avec des lancées (coliques), souvent accompagnée
de ballonnement, indique un dérangement dans le passage d’un organe creux, par exemple un rétrécissement
ou une occlusion intestinale du colon, des voies biliaires, de l’uretère. Par exemple: les coliques
néphrétiques, l’occlusion intestinale. Une douleur
persistante et sourde
qui s’aggrave lorsque l’on bouge ou que l’on touche le ventre
indique un processus inflammatoire. Exemples: une appendicite, une inflammation de la vésicule
biliaire, une inflammation du péritoine (péritonite).
Localisation Une
douleur localisée se produit suite à l’inflammation d’un certain organe
déterminé: appendicite, inflammation de la vésicule biliaire, inflammation des bassinets. En cas de
perforation du colon, par ex. suite à des inflammations ou en présence d’un corps étranger, par exemple
en cas de perforation due à un cure-dent avalé, la douleur est perçue au début à un certain point précis. Une
douleur diffuse pas très bien localisée est signe d’une péritonite et de
troubles de vascularisation des intestins qui peuvent se produire lorsqu’on tarde à traiter un processus
d’abord bien localisé.
Symptômes
accompagnant le mal au ventre Mal
de dos, surtout lors de l’évacuation de calculs
rénaux et en cas d’inflammation du bassinet. Envie
fréquente d’uriner et miction douloureuse en d'infection
des voies urinaires. Vomissements,
constipation et ballonnement ne sont pas seulement des symptômes concernant le
colon, ils peuvent aussi se présenter dans le cadre de maladies douloureuses d’autres organes comme
la vésicule biliaire, le pancréas. Le stress psychique ou l’allergie à certains aliments peut se manifester
de cette manière. Les diarrhées et les malaises sont très fréquents
dans les maladies
du colon. Fièvre et frissons peuvent apparaître lors d’une infection. Du
sang dans les selles: diverticules (saillies dans la paroi du colon, diverticulite),
cancer du colon,
infections du colon. Rétention
des fèces en cas d’occlusion intestinale. Saignements vaginaux, en
cas de grossesse tubaire ou extra-utérine ou lors d’une fausse-couche.
Que
peut-on faire soi-même?Des compresses tièdes
et humides peuvent parfois soulager les crampes et les troubles de la menstruation.
Les compresses chaudes (également des coussins remplis de noyaux de cerise) ou les massages (par exemple
avec de l’huile de cumin ou d’herbe de la St Jean) peuvent calmer les ballonnements,
également chez les nourrissons. Il n’est pas faux de faire
une pause thé
et de ne plus prendre d’aliments solides jusqu’à ce que la douleur s’estompe à moins que le médecin
ne donne d’autres indications. Au début d’une infection
des voies urinaires, on peut parfois obtenir un certain soulagement en buvant beaucoup et
en vidant souvent la vessie. Si au bout de deux ou trois jours, il n’y a pas d’amélioration, il faut
consulter le médecin. Vous trouverez d’autres mesures sous
les rubriques des
différentes maladies ainsi que dans le livre Du bon usage des remèdes de famille (ISBN 978-3-033-01335-3),
que l’on peut se procurer à la page d’accueil de la CSS (CHF 18.50, port en sus). Quand
faut-il appeler le médecin?De fortes douleurs
abdominales subites ou des douleurs qui s’installent progressivement devraient faire l’objet d’un examen
médical, surtout si elles sont accompagnées de fièvre, de vomissements et de sang dans les selles. S’il
s’y ajoute une rétention des selles et des vents ou des troubles de la conscience, il s’agit d’un cas
d’urgence. Le médecin peut seulement faire un diagnostic correct s’il obtient des réponses précises
aux questions: quand, comment et où. Depuis
quand s’est manifesté le trouble actuel et de telles manifestations ont-elles déjà eu lieu antérieurement?
En cas de troubles gynécologiques, donner autant que possible des indications précises sur le cycle
menstruel et les dernières règles. De quel genre de
douleur s’agit-il:
vive ou sourde, continue ou allant en augmentant ou en diminuant? A
quel endroit la douleur est-elle la plus aiguë? Quels
sont les
autres symptômes (voir plus haut)? Par ex. malaise, vomissements, diarrhées, constipation, pertes
de sang (en provenance du colon, du vagin). Maladies
antérieures et
médicaments pris.
Examen
Le
médecin cherche à déterminer le maximum de douleur en palpant le ventre afin de découvrir l’organe malade.
Cette palpation à la main est encore déterminante de nos jours. Une péritonite peut se déceler par exemple
lorsque la peau du ventre se tend comme pour se défendre, que les douleurs augmentent en pressant sur
le ventre et en relâchant subitement (douleur de décharge) ou en tapotant le ventre (douleur battante).
Des examens d’urine et de sang sont effectués en
règle générale. Pour confirmer le diagnostic, on peut aussi faire appel aux procédés d’imagerie médicale
comme les ultrasons, la radiographie, la résonance magnétique (IRM) et le cas échéant la tomographie
informatisée (CT), mais ces procédés ne sont pas nécessaires dans tous les cas. Le cas échéant, une
laparoscopie de la cavité abdominale peut servir non seulement à confirmer un diagnostic mais également
à éliminer une situation pathologique. La thérapie
se conforme au diagnostic; elle peut se faire à l’aide de médicaments ou exiger une intervention chirurgicale.
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