Cancer du côlon:
Cancer du rectum, carcinome du colon, carcinome du rectum

Causes et facteurs de risque 
Les manifestations 
Que peut-on faire soi-même? – Prévenir 
Quand faut-il appeler le médecin? 
Autres informations et adresses 

Le cancer du rectum représente la tumeur et la cause de décès la plus fréquente aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Tous les ans, ce sont environ 4000 personnes qui en sont affectées en Suisse, dont un tiers présentent au moment du diagnostic un stade déjà avancé, c’est-à-dire qu’il existe déjà des métastases. Ce cancer touche le plus fréquemment les personnes entre soixante et soixante-dix ans. Dans les pays en voie de développement, cette maladie est plus rare que dans les pays industrialisés très développés.

Le terme de „carcinome“ indique que la tumeur se forme la plupart du temps dans la muqueuse pour se répandre ensuite dans d’autres tissus. La plupart des affections se situent dans la moitié inférieure gauche du rectum et vers la partie terminale du côlon; mais toutes les parties peuvent en être affectées. Si la tumeur est découverte et traitée à son stade précoce, le pronostic est, de nos jours, assez favorable, comme c’est également le cas pour la plupart des autres tumeurs malignes. Les carcinomes de l’intestin grêle sont extrêmement rares.

Terminologie

  • Côlon: Gros-intestin.

  • Tumeur primaire: la tumeur maligne qui se forme en premier. Dans ce texte un cancer du colon, qui disperse des cellules cancéreuses dans la circulation sanguine et dans d’autres organes.

  • Métastase: Foyer de cellules cancéreuses ou „tumeur secondaire“ d’un carcinome. La métastase se forme quand des cellules cancéreuses, en provenance de la tumeur primitive, s’installent dans un autre organe pour s’y multiplier.

  • Polype, polype du côlon: Proéminence se formant sur la muqueuse à l’intérieur du côlon. Les polypes peuvent être bénins et le rester, mais ils peuvent aussi cancériser ou être dès le but des tumeurs malignes, en particulier dans le gros intestin.

  • Coloscopie: Elle sert à visualiser l’intérieur du côlon afin de permettre un diagnostic et prévoir la thérapie. Elle consiste à introduire dans le côlon un câble souple en fibre de verre, muni à son extrémité d’un système optique, afin d’examiner le revêtement interne du côlon, y prélever de manière ciblée des échantillons de tissu, éloigner des polypes du côlon et, le cas échéant, arrêter une hémorragie.

  • Chimiothérapie: Destruction des cellules cancéreuses à l’aide d’un médicament (produits chimiothérapeutiques). La plupart du temps il s’agit d’une combinaison de deux ou de plusieurs produits chimiothérapeutiques.

  • Ablation par radiofréquence: Destruction des cellules cancéreuses en y introduisant une sonde thermique. Les ondes électromagnétiques, émanant de la pointe de la sonde, détruisent le tissu de la tumeur par la chaleur produite. Un procédé complémentaire, si l’ablation chirurgicale de la tumeur ou d’une métastase est impossible.

  • Anus artificiel: Opération qui consiste à pratiquer un orifice artificiel du côlon par l’abouchement d’un segment du colon à la paroi abdominale, afin de permettre l’évacuation des selles. L’anus artificiel sera plus tard refermé, à moins qu’il faille le conserver de manière définitive.

Causes et facteurs de risque

Comme pour la plupart des cancers, on ne connaît pas la cause exacte du cancer du rectum et du côlon. Voici quelques facteurs qui le favorisent:

  • Des facteurs génétiques: l’existence d’un cancer du rectum dans la famille proche (augmentation du risque familial), certaines maladies héréditaires rares

  • Certaines habitudes de vie et d’alimentation: comme le surpoids, une alimentation riche en graisses et pauvre en substances de lest, l’abus de nicotine et d’alcool, le manque d’exercices physiques, mais aussi sans doute l’absorption régulière d’aliments fumés ou salés.

  • Des polypes du côlon.

  • Des maladies inflammatoires chroniques du côlon: la colite ulcéreuse, plus rarement la maladie de Crohn.

Les manifestations

  • Il n’existe guère de symptômes précoces, indiquant clairement que la personne malade souffre d’un cancer du côlon, aussi à peu près la moitié des cas sont déjà à un stade avancé au moment du diagnostic. Le cas échéant, le médecin constate d’abord une anémie sans que les malades ne ressentent un trouble quelconque.

  • Digestion, selles: Des selles sanguinolentes, noires ou glaireuses sont toujours suspectes et à prendre au sérieux, en particulier au cours de la deuxième moitié de la vie, de même qu’un changement d’habitude pour aller à la selle, comme l’alternance entre constipation et diarrhées ou des selles filiformes.

  • Des signes d’une occlusion intestinale: Douleurs comme celles de crampes qui durent des jours durant, des ballonnements et une augmentation de volume de l’abdomen peuvent indiquer un rétrécissement dans les parties inférieures du rectum. Le paroxysme d’un tel développement est l’oclusion intestinale.

  • D’autres symptômes de maladie peuvent d’ajouter comme une anémie, avec de la pâleur, de l’abattement, une perte de poids et quelques fois des sueurs nocturnes. Il est parfois possible de palper les tumeurs cancéreuses situées à droite dans l’abdomen depuis l’extérieur.

Que peut-on faire soi-même? – Prévenir

Une nourriture riche en fibres, pauvre en graisse et suffisamment variée, ainsi que le fait d’éviter le surpoids et le manque de mouvement, permettent de réduire les facteurs de risque potentiels.

Des examens de prévention peuvent permettre de détecter un cancer à un stade suffisamment précoce pour espérer une guérison. Par rapport au cancer du rectum, cela signifie qu’en présence de facteurs de risque personnels, surtout avec des antécédents familiaux et en présence de polypes du colon, il est raisonnable de se soumettre régulièrement à un examen du rectum ou coloscopie. En se basant sur les investigations individuelles déjà effectuées, le médecin traitant indiquera à partir de quel âge et à quels intervalles il faudra répéter la coloscopie. Les polypes du colon doivent faire l’objet d’un contrôle régulier, mais il est préférable de les enlever le plus tôt possible, car ils sont les avant-coureurs du cancer du colon.

Quand faut-il appeler le médecin?

Quand les „symptômes“ susmentionnés se manifestent, il est préférable de consulter un médecin, car la détection précoce est déterminante dans l’évolution de la maladie.

L’examen
La coloscopie représente l’examen déterminant que l’on peut compléter par une biopsie (prélèvement de tissu) afin de confirmer ou infirmer le diagnostic par un examen au microscope. Dans le cadre de la planification de la thérapie, on vérifiera la présence de métastases (tumeurs secondaires) afin d’utiliser des procédés d’imagerie médicale de haute technologie: Ultrasons, imagerie par résonance magnétique (IRM), tomographie informatisée (CT), cette dernière étant de plus en plus utilisée en combinaison avec la tomographie par émission de positons (TEP).

Thérapie
L’opération revêt une signification de premier rang. Elle consiste à enlever la tumeur et si possible toutes les métastases (tumeurs secondaires et ganglions lymphatiques). Le cas échéant, l’application passagère ou définitive d’un anus artificiel (Anus praeter) ne peut être évitée.
L’opération sera complétée par une chimiothérapie ou une radiothérapie, avant ou après l’intervention chirurgicale. Des médicaments modernes ont permis une nette amélioration des chances de guérison.
Les métastases que l’on n’arrive pas à enlever de manière chirurgicale peuvent être traitées à l’aide d’une sonde par radiofréquence, que l’on introduit dans la métastase afin de la détruire avec le rayonnement de l’énergie.

Autres informations et adresses

  • Fondation KOSCH
    Coordination et promotion de groupe d’entraide en Suisse
    Laufenstrasse 12
    4053 Bâle
    Tél. 061 333 86 01
    Fax 061 333 86 02
    gs@kosch.ch
    www.kosch.ch

  • Ligue suisse contre le cancer
    Effingerstrasse 40
    Case postale 8219
    3001 Berne
    Tél. 031 389 91 00
    Fax 031 389 91 60
    info@swisscancer.ch
    www.swisscancer.ch

Auteurs: Dr Ute Hopp, Pr Dr Jürg Baltensweiler
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, Lucerne

Dernière actualisation: 12.5.2009
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