Zona, herpès zoster, zosterCauses et facteurs de risque Les manifestations et symptômes Que
peut-on faire soi-même ?- Prévenir Quand faut-il l’intervention du médecin ? Autres informations et adresses
A l’origine du zona et de la varicelle, on trouve
le même virus. Comme ce virus déclenche deux maladies différentes, il porte le nom double de „ virus
varicelle-zona “ (VVZ),. La liaison étroite qui existe entre les deux maladies était déjà connue avant
la découverte de l’agent pathogène. Lors du premier contact avec le virus (souvent dans la jeunesse),
on fait une varicelle. Si le virus se réactive plus tard (réactivation), il provoque
un zona.
Quand on parle de l’ „herpès zoster“, l’agent pathogène de ce dernier
fait partie du groupe des herpesvirus. La caractéristique des virus de ce groupe réside dans le fait
qu’ils ne sont pas éliminés de l’organisme après une infection, avec ou sans symptômes, mais ils restent
à l’état latent la vie durant dans l’organisme. Leur „cachette“ se situe habituellement dans les tissus
nerveux.
Causes et facteurs de risque
Pour le zona, il s’agit toujours d’une réactivation des virus varicelle-zona
restés dans l’organisme et non pas d’une deuxième infection. Ce sont donc uniquement
les personnes qui ont été une première fois infectées par le VVZ qui peuvent faire un zona. En cas de
faiblesse immunitaire, d’âge avancé, sous l’influence de médicaments immunosuppresseurs ou de la cortisone,
d’irradiations, de différentes maladies (le SIDA aussi) et de situations de stress, le virus se réactive
et les porteurs de virus, jusque là en bonne santé, tombent malades et font un zona.
Il arrive aussi que des porteurs plus jeunes tombent malades. Les causes exactes de
l’apparition de la maladie sont cependant inconnues.
Les manifestations et symptômes
Le virus se propage le long d’un certain faisceau de fibres nerveuses;
en règle générale sous forme de bande et uniquement d’un côté du corps. Dans le
visage, c’est donc seulement un côté du front, du nez, de la joue ou de la mâchoire qui en sera affecté,
le tronc présentera un zona en forme de ceinture, la plupart du temps seulement
d’un côté. Il est plus rare que plusieurs segments nerveux soient affectés ou qu’un zona soit
bilatéral.
Après une phase de trois jours environ où l’on se sent malade avec une
fièvre assez élevée, il se produit sur une zone délimitée et unilatérale du corps des douleurs nerveuses
(névralgies) avec des sensations de tension, de brûlure ou de déchirure ainsi que des troubles de sensibilité.
Il se produit ensuite sur la peau des groupements de taches rouges, surmontées
de vésicules remplies de liquide et de sang, qui se dessèchent ou éclatent au bout de quelques jours
pour se couvrir de croûtes qui tombent au bout de deux semaines environ. Le contenu des vésicules est
infectieux et extrêmement contagieux pour les personnes qui n’ont pas encore eu de contact avec le virus.
L’éruption est parfois tellement discrète qu’elle passe inaperçue, ce qui rend plus difficile l’explication
des douleurs névralgiques.
Les symptômes diminuent au bout de 2 à 3 semaines, mais dans certains
cas extrêmes les douleurs névralgiques peuvent persister durant des mois et même des années.
Le pronostic du zona est comparativement bon chez
les sujets jeunes, environ deux tiers des malades guérissent sans séquelles. Le zona représente une
maladie plus grave pour les personnes âgées et celles qui souffrent de déficience immunitaire. Dans
ces cas, les complications peuvent entraîner des dommages irréversibles et il arrive que l’issue soit
fatale.
Complications: Si l’affection se
propage à d’autres organes („généralisation“) on peut soupçonner une déficience immunitaire due à d’autres
causes comme les tumeurs malignes au stade avancé, le lymphome malin, le SIDA:
Détérioration de l’œil et de l’oreille interne. Les inflammations
de la cornée ou de l’intérieur de l’œil ont souvent de graves séquelles, de même un glaucome
secondaire et la cécité ainsi qu’une mauvaise audition persistante.
Si les méninges sont atteintes ou les tissus du système nerveux central (cerveau
et moelle épinière), le zona peut provoquer des paralysie de la motricité dans certaines zones de la
tête et des extrémités. Les paralysies s’évanouissent la plupart du temps complètement au bout de quelques
semaines, à l’exception de la paralysie faciale, qui peut provoquer des dommages
irréversibles.
Pneumonie, hépatite, pancréatite, myocardite
Propagation du zona à tout le corps („zona généralisé“)
Altération définitive (nécrose) de grandes plages de peau
Que
peut-on faire soi-même ?- Prévenir
Il est très important de ne pas gratter, même si les démangeaisons sont
presque intolérables, car les vésicules peuvent devenir purulentes et laisser des cicatrices. Il
existe une „vaccination passive“ (immunisation avec de l’immunoglobuline), qui
est partiellement efficace après un contact avec une personne infectée, à condition qu’elle se fasse
à temps. Toute personne souffrant d’un zona devrait rester à la maison. Il faut surtout
éviter tout contact avec les femmes enceintes, les nourrissons ou les personnes
affaiblies par une maladie.
Quand faut-il l’intervention du médecin ?
La plupart du temps les symptômes sont tellement désagréables que la visite
chez le médecin devient incontournable. Il faut parfois rechercher la maladie qui est à la base de l’affaiblissement
de l’immunité de l‘organisme. Nous disposons aujourd’hui, en dehors des analgésiques,
de médicaments qui doivent cependant s’administrer par injection intraveineuse.
Autres informations et adresses
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