Saignement de nez, ÉpistaxisCauses et facteurs de risque Que
peut-on faire? Prévenir Quand faut-il consulter?
Saigner
du nez n’est en soi pas une maladie, mais un symptôme provoqué par différents événements, dont certaines
maladies. En conséquence de quoi la fréquence du saignement, la cause et la durée peuvent être très diversifiées.
La source du saignement se situe de préférence dans les tissus compacts des petits vaisseaux sanguins
de chaque coté à l’avant de la cloison nasale, d’autant plus vulnérables qu’ils sont très exposés. Les
saignements de nez sont fréquents chez les enfants et les jeunes gens, mais sont rarement d’une gravité
préoccupante. Causes et facteurs de risqueOn
distingue en principe trois groupes: Les
facteurs locaux Un saignement spontané peut provenir d’un
amas de petits vaisseaux sanguins situés en surface qui explosent pour une raison anodine et souvent
inconnue. Un air trop sec (chauffage en hiver) augmente la vulnérabilité des vaisseaux capillaires.
Des dommages directs de la muqueuse nasale, lorsqu’on se mouche de manière trop violente, que l’on se gratte l’intérieur du nez ou suite à
un choc violent venant de l’extérieur. Un saignement de nez d’origine traumatique peut également avoir pour origine des fractures de la base du crâne ou de la mâchoire supérieure.
Dans ce cas, la source du saignement ne situe pas dans le nez, mais ce dernier constitue la seule issue possible pour évacuer le sang.
Affections
généralisées Certaines affections généralisées endommagent ou bien les vaisseaux
capillaires de la muqueuse nasale ou bien abaissent la capacité de coagulation du sang ce qui entraîne
des saignements dans les plus petites lacunes des vaisseaux. Parmi ces maladies il faut citer le rhume, le refroidissement et la grippe,
mais aussi l’allergie
(rhume des foins), l’hypertonie (tension) (hypertension), le diabète
sucré, les troubles de la coagulation
du sang (hémophilie).
Médicaments,
produits chimiques De nombreux médicaments diminuent la capacité de coagulation
du sang. Ce qui entraîne l’effet secondaire indésirable de la propension au saignement
en favorisant les saignements spontanés, comme les saignements de nez. On utilise ces médicaments comme anticoagulants (pour "fluidifier le sang"), si l’effet secondaire potentiel
des saignements semble acceptable, vu la situation générale, par exemple en cas de danger de thrombose
artérielle ou veineuse, de troubles d’irrigation sanguine due à l’artériosclérose (artériosclérose), après
un infarctus (infarctus du myocarde), une opération des vaisseaux sanguins (opération
by-pass) ou en
cas d’alitement prolongé.
Anticoagulation Les
facteurs de coagulation sont attaqués par le Marcoumar® et le Sintrom® . L’acide acétylsalicylique réduit
la capacité de coagulation du sang en inhibant la fonction de collage des plaquettes. On trouve de l’acide
acétylsalicylique dans l’aspirine cardio® et le Tiatral®. L’acide
acétylsalicylique est une substance que l’on trouve dans de nombreux analgésiques d’usage courant (par
ex. dans l’ Alcacyl®, l’Alka-Seltzer®, l’Aspegic®, l’Aspirine®, le Contre-Douleurs®)
Plusieurs
autres médicaments renforcent également la tendance aux saignements. Les saignements peuvent en outre
être provoqués par les vapeurs des produits chimiques qui irritent la muqueuse nasale comme le chlore.
Les saignements fréquents en cours de grossesse sont dus à des réactions hormonales. Que
peut-on faire? PrévenirIl faut s’asseoir, pencher
la tête légèrement vers l’avant (et non pas vers l’arrière) afin que le sang ne
coule pas dans le pharynx. Serrer le nez pendant au moins 5 minutes, appliquer une lavette froide sur
la nuque. Former un petit rouleau avec un mouchoir en papier ou
de la gaze, l’humidifier ou encore mieux, l’enduire d’une crème (crème pour les mains) et en boucher
la narine. Il ne faut pas laisser ces tamponnades plus de 12 heures dans la narine, sinon on risque
une infection. Il ne faudrait pas avaler le sang qui parvient dans
le pharynx; une fois dans l’estomac, il peut y provoquer des malaises et des vomissements. Une
fois le saignement calmé, ne pas expulser les croûtes de sang en se mouchant, ni les gratter. Pour les
ramollir, utiliser une crème nasale ou de l’eau légèrement salée pour permettre aux croûtes de se détacher
d’elles-mêmes Utiliser des crèmes ou des pommades en cas de rhume
et de rhume des foins Eviter de se moucher trop violemment En
hiver, utiliser un humidificateur de l’air Procéder régulièrement à des
contrôles de la tension
Quand faut-il consulter?Si
le saignement ne s’arrête pas au bout d’une demi-heure, s’il se répète souvent ou s’il se produit après
un accident avec un traumatisme crânien, il faut que le médecin en cherche les causes, qu’elles soient
locales ou générales. Si le saignement de nez s’accompagne d’épanchements ou d’hématomes spontanés sur la peau ou en présence d’anciens hématomes (souvent plusieurs),
la cause est sans doute un trouble de la coagulation du sang. Le médecin peut comprimer le vaisseau
qui saigne avec une tamponnade spéciale. Il est rarement nécessaire de procéder à une cautérisation,
encore moins de pratiquer une suture autour de la plaie. Il faut en plus traiter les maladies qui en
sont à l’origine. Si le saignement est dû à une prise de médicaments, il faut apprécier les risques
du médicament par rapport aux risques de la maladie à soigner; le médecin prescrira si possible une
autre substance chimique, mieux supportée.
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