Abcès, furoncle, panarisNotre
organisme dispose de plusieurs mécanismes capables de combattre les agents infectieux qui se sont infi
ltrés à travers la peau. Certains globules blancs ont comme tâche d’intercepter les bactéries et de
les détruire. Si cette lutte de défense se déroule dans les tissus et les organes, elle se signale par
une infl ammation locale, une rougeur, un gonflement, un échauffement exagéré et des douleurs. Abcès
ou furoncle: En cas de refonte de tissus nécrosés dans la logette de l’infection, il s’y produit
un foyer délimité de pus, un abcès ou un furoncle qu’entourent les signes d’inflammation susmentionnés.
L’abcès est «mûr» lorsque le pus se liquéfi e et que la peau qui le recouvre devient si fine qu’elle
finit par éclater spontanément ou qu’elle s’ouvre après une petite incision. Avec l’écoulement du pus,
le processus maladif a dépassé son paroxysme, la plaie peut guérir.
Quand faut-il appeler le médecin Le furoncle du visage, en particulier le furoncle du nez, doit généralement se traiter aux antibiotiques; il ne faut en aucun cas le presser. |
Panaris:
Les abcès dans la région des ongles sont appelés «panaris». La douleur y est intense et souvent
d’un caractère pulsatile, à cause du peu de place et de la pression exercée sur les extrémités des doigts
particulièrement sensibles. Si localement le mécanisme de défense de l’organisme est vaincu, les bactéries
peuvent s’infiltrer dans les vaisseaux sanguins et s’y multiplier en provoquant la dangereuse image
de la «septicémie» ou «état infectieux généralisé» qui s’accompagne de frissons très typiques, d’une
sensation de malaise grave et souvent d’abattement. Les signaux
d’alerte d’une septicémie (empoisonnement du sang) menaçante sont les traînées rouges et douloureuses
(inflammation des vaisseaux lymphatiques) aux bras et aux jambes et le gonflement de «ganglions» (ganglions
lymphatiques) aux creux des aisselles, sur le côté du cou ou dans la région inguinale.
Quand faut-il appeler le médecin Lorsqu’on soupçonne une septicémie, il faut de toute urgence appeler le médecin qui ordonnera un traitement aux antibiotiques. Conseil à propos de l’antibiothérapie (»Annexe). |
Recommandation
remèdes de famille Mettre au repos
la partie du corps concernée et appliquer des compresses chaudes (»Annexe)
pour faire mûrir, c’est-àdire accélérer la fluidification du foyer de l’abcès. S’il se forme dans
la logette une petite bosse molle (bourbillon) que l’on peut enfoncer comme un bouton en caoutchouc
et sous laquelle on peut déceler du pus jaunâtre, on peut inciser la peau avec une lame bien aiguisée
(couteau, lame de rasoir) après avoir désinfecté l’endroit. La peau est souvent insensible à cet endroit
et il faut très peu pour vider l’abcès de son pus. Le pus qui s’écoule
est infectieux. Il faut donc veiller à ne pas le mettre en contact avec d’autres plaies ou orifi
ces naturels du patient ou de l’aide soignant. Si, une fois l’abcès ouvert, on ne constate pas très
vite une amélioration ou la guérison, il faut consulter le médecin. «Le
fait de presser l’abcès» peut faire pénétrer les bactéries plus profondément dans les tissus, il vaut
donc mieux y renoncer.
Remèdes de famille
permettant de faire mûrir l’abcès Appliquer
une pommade à base de mauve ou un «onguent vésicant ou
épispastique». Cet onguent contenant du goudron ou de l’acide salicylique permet de ramollir la
peau superficielle et de faire crever l’abcès plus facilement et permettre ainsi l’évacuation du pus. Compresses
chaudes, appliquer par ex. des petits sacs de graines de lin. En
cas de panaris: tremper le doigt ou le doigt de pied dans une solution de mauve, une décoction
de camomille ou de l’eau avec du savon liquide et les baigner aussi chaud que possible.
|