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medicine 2.0 – Lexique de la santé

Cancer du testicule

Termes: Séminomes, Non-séminomes

On distingue plusieurs formes de gravité dans le cancer du testicule. Sur la base des examens histologiques (microscopie tissulaire), elles se divisent en deux groupes, les séminomes et les non-séminomes. La distinction est importante pour le traitement ultérieur, qui varie en fonction de la tumeur. La gravité du cancer dans le cas individuel dépend de la vitesse de croissance de la tumeur (division cellulaire) et du moment de la dissémination métastatique (tôt ou tard).

En Suisse, environ 400 personnes sont atteintes d’un cancer du testicule chaque année. Dans l’ensemble, c’est donc un cancer plutôt rare, mais chez les hommes de moins de 40 ans, il représente la plus fréquente des atteintes tumorales malignes. En même temps, et c’est heureux, le cancer du testicule est aussi celui qui présente les meilleures chances de guérison.
Le pic de fréquence se situe entre l’âge de 15 et de 40 ans.
Les tumeurs bénignes des testicules constituent des cas isolés et sont dérivées du tissu conjonctif. Ces tumeurs sont dites stromales.

Terminologie

La dissémination métastatique:

Le mot vient du grec μετάστασις (metastasis) qui signifie changement de place, émigration et qui décrit bien ce processus biologique.

Métastase:

Elle se forme après dissémination de cellules cancéreuses dans l’organisme. La tumeur originale d’où proviennent les cellules disséminées s’appelle la tumeur primaire.

Stérilité, infertilité:

incapacité de l’homme à procréer.

Causes et facteurs de risque

Les causes sont inconnues, mais il existe des facteurs de risque certains et d’autres que l’on soupçonne.

  • Un facteur de risque est l’ectopie testiculaire (quand un ou deux testicules restent pris dans la cavité abdominale ou la région inguinale au lieu de descendre dans les bourses). Le risque reste élevé même après une opération de fixation du testicule dans le scrotum (orchidopexie).
  • Un diagnostic de cancer sur un testicule augmente le risque de cancer de l’autre testicule.
  • Une influence des hormones paraît d’autant plus probable que la plupart des tumeurs testiculaires malignes surviennent à un âge où l’activité sexuelle est la plus élevée.
  • On suspecte en outre que développement de ce cancer est favorisé par le contact avec différentes substances chimiques (suie, insecticides).
  • Il existe des cas de prédisposition familiale.
  • Le risque de cancer du testicule est accru chez les porteurs du VIH.

Le tableau clinique

  • Le symptôme le plus fréquent est un gonflement indolore et unilatéral ou un nodule, souvent très discrets. De ce fait la maladie est découverte la plupart du temps par hasard.
  • A la palpation, le testicule est plus dur que d’habitude et le fait de le palper peut être douloureux.
  • Le patient ressent parfois une sensation de lourdeur ou un tiraillement dans la région des bourses ou de l’aine.
  • Les formes de cancer du testicule à production d’hormones peuvent provoquer un agrandissement des glandes mammaires (gynécomastie) et une puberté précoce.
  • Ce n’est qu’aux stades avancés que l’on peut constater les signes habituels des tumeurs et des métastases, comme la fatigue, la perte de poids, les douleurs dans le dos, dans les os ou encore une sensation de pression et des douleurs dans la cavité abdominale.

Il est possible qu’une inflammation ou une torsion des testicules se cache derrière les enflures ou douleurs aiguës dans la région des testicules. Dans les deux cas, il faut immédiatement commencer un traitement, afin d’éviter des séquelles irréversibles comme la stérilité.

Que peut-on faire? – Prévenir

Les hommes dont l’âge se situe entre la puberté et les quarante ans devraient régulièrement examiner leurs testicules pour y déceler des gonflements ou des durcissements. Cela vaut tout particulièrement en cas de position haute des testicules ou de testicules pendulaires. Cet examen se pratique le mieux quand on est détendu et que la température est plutôt chaude, par exemple sous la douche ou dans le bain.

Quand faut-il consulter?

A chaque modification d’un testicule, il est recommandé de consulter le médecin. Une enflure indolore ou peu douloureuse laisse soupçonner une tumeur jusqu’à preuve du contraire. Les chances de guérison du cancer des testicules sont bonnes à pratiquement n’importe quel stade, mais en fonction de ce dernier, le traitement pourra être plus ou moins agressif.

Diagnostic

Les ultrasons permettent un premier aperçu. Le diagnostic devient plus précis après l’examen au microscope d’un échantillon de tissu. Les autres méthodes à l’aide d’appareils comme la tomographie à résonance magnétique (TRM), la tomographie computérisée (TC), la radiographie servent à déceler d’éventuelles métastases.

Thérapie

Au stade précoce, il suffit souvent d’enlever le testicule. Si des métastases existent déjà au moment du traitement et selon la forme et l’étendue de la tumeur, le traitement devient encore plus invasif, car il doit alors être complété par une ablation des ganglions lymphatiques et par des cycles de radiothérapie et de chimiothérapie.
La conservation ou non de la fertilité dépendra de l’ampleur totale des mesures nécessaires. Dans la plupart des cas, seul un testicule doit être enlevé, si bien que le patient reste généralement fertile si l’autre testicule est sain. La puissance sexuelle, c.-à-d. la capacité d’érection et d’orgasme, est également conservée dans la plupart des cas, même après radiothérapie et chimiothérapie.
Sinon, il y a aussi la possibilité de cryoconservation des spermatozoïdes. Cette option consiste à congeler les spermatozoïdes et à les conserver pendant des années, une disposition qui peut déjà être prise avant les premières mesures thérapeutiques. Même en cas d’infertilité définitive, le patient garde ainsi la possibilité d’engendrer plus tard un enfant biologique par fécondation artificielle.

Autres informations et adresses

  • Ligue suisse contre le cancer
    Effingerstrasse 40
    Case postale 8219
    3001 Berne
    Tél.: 031 389 91 00
    www.liguecancer.ch

Auteurs: Dr Ute Hopp, PD Dr Jürg Baltensweiler, Dr. méd. H. Ganguillet
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, PD Dr Jürg Baltensweiler

mis à jour:  02.08.2018

 
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