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Cancer du sein

Terme: Carcinome mammaire

Le cancer du sein est chez les femmes de l’Europe de l’Ouest la tumeur maligne la plus fréquente. Cette affection peut survenir à tout âge pour les adultes, mais de préférence de 45 à 65 ans. Elle concerne le plus souvent la partie externe supérieure du sein (voir Ill.). Dans la plupart des cas, c’est la femme elle-même qui en découvre le nodule. Il est vrai qu’un nodule palpable n’est déjà plus un symptôme précoce. La maladie est rare chez les hommes.

Selon les statistiques, ce sont tous les ans entre 4’000 et 5’000 femmes qui en sont affectées et 1'600 meurent du cancer du sein. Il est vrai que les tumeurs bénignes du sein, donc „non cancéreuses“, sont encore plus fréquentes, mais à cause d’un grand nombre de carcinomes et de l’importance du diagnostic, il faut en un premier temps examiner chaque nodule du sein et le soumettre au contrôle d’un médecin.

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Causes et facteurs de risque

Toutes les causes du carcinome mammaire ne sont pas connues. On suppose que le cancer se manifeste quand plusieurs causes sont réunies. Les facteurs de risque sont:

  • Les antécédents familiaux et les facteurs génétiques: Chez un tiers des carcinomes mammaires, la constatation porte sur des changements ou des mutations sur un ou plusieurs gènes qui aggravent le risque de la maladie. Ces gènes peuvent se transmettre aux descendants. Si le cancer du sein est une affection fréquente dans la famille, le risque est plus grand de développer un cancer du sein déjà pendant la jeunesse. On suppose que 5 à 10 % des malades ont eu dans leur parenté des personnes affectées d’un carcinome du sein.
  • Une mastopathie prolifère est une étape préliminaire potentielle; elle correspond à une induration des tissus du sein.
  • Pas de grossesse ou une grossesse tardive, jamais d’allaitement,
  • Début prématuré des règles, retard de la ménopause.
  • Des rayons X ou les rayons radioactifs sous fortes doses sans oublier les tomographies computérisée (TC) répétées.
    La mammographie est moins gênante et provoque moins de risques que le fait de ne pas déceler un cancer à son stade initial.
  • L’absorption des contraceptifs hormonaux n’augmente pas le risque en général. Mais il faut bien évaluer les avantages et les inconvénients d’une thérapie à base d’hormones avant et pendant la ménopause.
  • Certains examens font soupçonner qu'une surpoids, due à une alimentation riche en lipides fait partie des facteurs de risque, ainsi que la consommation régulière d’alcool. Ce que ces examens prouvent à l’évidence c’est que le risque est plus grand chez les femmes qui après la ménopause ont un IMC ou un indice de masse corporelle trop élevée. Le risque est particulièrement élevé si l’IMC dépasse les 30,7.

Le tableau clinique

Les premiers signes peuvent être très variés. Il serait en tout cas souhaitable que l’état critique soit reconnu, décelé et traité avant que l’un ou plusieurs des indices suivants ne se manifestent. Les moments qui soulèvent un soupçon au point de vue clinique sont:

  • Des nodules palpables ou une induration diffuse (sans délimitation précise) dans l’un des seins ou dans les cavités axillaires. La palpation du nodule ne provoque d’habitude pas de douleur, sans pour autant l’exclure.
    La présence ou l’absence de douleur ne permet pas de conclure à la malignité ou à la bénignité du phénomène.
  • Changement d’aspect du sein: Un sein devient globalement plus gros, est placé plus haut par rapport au sein en bonne santé, présente une protubérance locale ou une rétraction de la peau.
  • Changement du mamelon, rétraction, déformation irrégulière, position plus haute de l’un des mamelons (comparé à l’autre), écoulement de liquide du mamelon (laiteux, sanglant, aqueux).
  • Peau non déformable, avec des pores exceptionnellement gros (peau d’orange) qui recouvrent un nodule. C’est un signe alarmant qui indique que des cellules cancéreuses ont traversé les vaisseaux lymphatiques superficiels.
  • Une inflammation spontanée du sein (mastite) en dehors de la période des couches ou d’allaitement: Le carcinome inflammatoire provoque des tâches rouges sur la peau avec des auréoles en forme de languettes et de guirlandes qui font penser à une „brûlure superficielle“ quand leur extension est importante. L’organe est globalement enflé, surchauffé, dur, souvent douloureux sans qu’il y ait nécessairement de la fièvre.

Les femmes ayant subi un traitement pour le cancer du sein peuvent avoir la surprise d’une rechute locale et être affectées sur le côté sain d’un nouveau cancer du sein, même après des années de rémission. La présence de métastases dans les ganglions lymphatiques avoisinants et dans des organes éloignés est également possible; cela représente toujours un pronostic défavorable.

Que peut-on faire?

Il est certain que les chances de guérison sont d’autant plus grandes que le carcinome mammaire aura été décelé et traité au plus tôt.

Toute femme doit régulièrement réaliser un „autoexamen des seins“, environ une fois par mois, mais pas plus souvent que toutes les deux semaines, sinon il sera plus difficile de constater les changements. Le meilleur moment pour cet examen sera la première moitié du cycle menstruel, car durant cette période le sein est plus tendre qu’avant la menstruation. La femme se met d’abord torse nu devant une glace et évalue la symétrie de sa poitrine tout en observant les points susmentionnés. A cet effet, on laisse d’abord pendre les bras avant de les mettre en l’air au-dessus de la tête. Est-ce que tout est comme avant? Les mamelons, sont-ils à la même hauteur? Pas de déformation? Nulle part de rétraction visible ou de protubérance?

A présent, on palpe avec la main (en étant debout et couchée) le sein opposé (main droite pour le sein gauche et vice-versa) en faisant des mouvements de rotation. On peut affiner la palpation en enduisant au préalable la peau avec du gel de douche ou du savon et de l’eau afin de la rendre plus lisse. On contrôle toutes les parties des seins y compris les cavités axillaires. Est-ce que la peau bouge bien partout? Y-a-t-il des indurations ou des nodules? Certaines parties font-elles mal?

Quand faut-il consulter?

Dans le cadre de la prévention afin de déceler un cancer à son stade précoce

Toute femme peut en principe être affectée d’un cancer du sein; le contrôle préventif est particulièrement indiqué lorsqu’il existe des facteurs de risque. Dès l’apparition d’un nodule ou d’un autre symptôme douteux, il faut que la femme consulte immédiatement un médecin (même entre les dates fixées pour les contrôles de routine).

Mammographie, examen radiographique de la poitrine

  • Doit se pratiquer à partir de la 50taine, en la combinant de préférence avec un examen aux ultrasons. Les avis divergent quand il s’agit de déterminer à quels intervalles il faut répéter la mammographie (chaque année? Tous les deux ou trois ans?). En présence de facteurs de risque, les examens doivent commencer déjà dès le jeune âge et se répéter plus souvent qu’en l’absence de facteurs de risque. La mammographie n’est pas recommandée aux femmes de moins de 40 ans.
  • Jusqu’à présent les nuisances de la radiographie dues aux examens mammographiques répétés qui auraient provoqué des cancers du sein n’ont été ni prouvées ni exclues.
  • Un TRM peut donner des informations complémentaires aux femmes présentant un risque élevé, vu leurs d’antécédents familiaux et les modifications de gènes.

Prélèvement de tissu (Biopsie)

  • Dans les cas douteux, on procède, à l’aide d’une fine canule, au prélèvement de tissu pour l’examiner au microscope. Un résultat négatif concernant les cellules cancéreuses ne constitue pas une preuve suffisante, car l’aiguille de ponction peut passer à côté de l’endroit déterminant.
  • Le prélèvement de tissu et l’examen au microscope en cours d’opération (coupe à congélation) sert à déterminer le stade d’avancement du cancer ainsi que les mesures à prendre par la suite.

La thérapie

Elle dépend du stade de la maladie et du type de cancer. Les possibilités sont: l’opération, la chimiothérapie, la thérapie hormonale, les rayons. Des nouveaux médicaments (de chimiothérapie et autres) ont sensiblement amélioré le pronostic par rapport au passé et réduit la mortalité.

De nos jours, si la tumeur est décelée à un stade précoce, ce qu’il faut absolument prendre comme objectif, l’opération peut conserver le sein; dans ce cas, la radiothérapie et la chimiothérapie seront généralement nécessaires. L’ablation complète du sein est de plus en plus rare. Il existe parfois aussi la possibilité d’une reconstruction plastique du sein pendant la même opération.
Celle-ci peut cependant se faire plus tard.

Prévenir

Les facteurs de risque pour l’apparition de cette maladie sont très aléatoires. Il est d’autant plus important de la déceler à son stade précoce. Les auto-examens et les contrôles de prévention par le médecin sont des possibilités pour déceler le plus vite possible la maladie et de la traiter à temps.

Autres informations, adresses

La ligue contre le cancer donne des conseils aux personnes touchées par le cancer soit de manière directe ou indirecte.

  • Ligue suisse contre le cancer
    Case postale 8219
    3001 Berne
    Tél. 031 389 91 00
    www.swisscancer.ch
  • Selbsthilfegruppe Brustkrebs
    Frau Susi Gaillard
    Postfach 336
    4153 Reinach
    Tél. 061 711 91 43

Auteurs: Dr Ute Hopp, PD Dr Jürg Baltensweiler
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, PD Dr Jürg Baltensweiler

mis à jour:  11.04.2016

 
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