0844 277 277 Lu-Ve 8-18 heures
CSS Assurance
vers le lexique de la santé
medicine 2.0

Fièvre

La fièvre est une réaction de défense en cas d’infection, lorsque des substances étrangères envahissent l’organisme ou lors de l’élimination de cellules usées ou mortes. C’est un symptôme de maladie parmi d’autres qui en règle générale ne permet pas de poser un diagnostic. La fièvre remplit aussi une fonction importante, car l’élévation de la température permet d’accélérer certains processus biochimiques, en particulier les réactions de défense du système immunitaire.

La température corporelle de l’adulte a une valeur moyenne de 37° C (buccale ou rectale) elle peut varier d’un individu à l’autre. L’après midi et le soir, les valeurs sont normalement de 0,3 à 1 degrés plus élevées, car l’activité du métabolisme est plus intense durant la journée, ce qui produit davantage de chaleur. Les efforts physiques augmentent aussi la température du corps, raison pour laquelle il vaut mieux mesurer la température après un repos d’au moins une demi-heure.

La mesure la plus précise est celle de la bouche. Le résultat est moins fiable dans le creux de l’aisselle. La mesure rectale est recommandée pour les nourrissons et les petits enfants. L’utilisation d’un thermomètre classique est encore courante. Les appareils de mesure électronique travaillent plus rapidement et sont plus pratiques pour mesurer la température chez les enfants. De nos jours, il n’est pas rare de mesurer la température dans le conduit auditif. Cela ne dure que quelques secondes, raison pour laquelle cette mesure est souvent recommandée par les pédiatres. Cette méthode a cependant un désavantage, car les résultats subissent de fortes variations ce qui n’est guère le cas pour les mesures buccales ou rectales.

Si la température corporelle dépasse les 40 degrés, la fonction du cerveau est atteinte, ce qui peut entraîner des délires et des convulsions. Une fièvre persistante de plus de 42° va entraîner la défaillance de plusieurs organes; le malade meurt si l’on n’arrive pas à baisser la fièvre en quelques heures.
A l’inverse, une baisse de la température en dessous de 35° provoque de l’agitation et de la nervosité. En dessous de 34°, le sujet donne des signes d’épuisement et avec moins de 30°, il subit progressivement des paralysies et perd connaissance.

Il faut être prudent lorsqu’on mesure la température, surtout avec les enfants, il faut que la personne qui soigne reste présente. Il y a danger que les enfants mordent dans le thermomètre et le cassent.

Terminologie

Axillaire:

Cet adjectif signifie („dans le creux de l’aisselle“). Cette mesure est moins fiable, car le résultat est trop sous l’influence de la température extérieure. On obtient des valeurs inférieures à celles de l’intérieur du corps.

Subfébrilité:

On désigne ainsi une température légèrement plus élevée, rectale ou sublinguale entre 37,5 et 38, axillaire entre 37 et 37,5°.

Fièvre:

La fièvre est une température du corps qui se situe, qu’elle soit rectale ou sublinguale, le matin au-dessus de 37,5° et le soir au-dessus de 38°, chez les enfants 38,5.

Hypothermie:

Elle se produit si la température du corps descend en dessous de 35°.

Sublinguale ou buccale:

On désigne ainsi la mesure de la température sous la langue.

Température interne du corps:

Elle se situe aux environs de 37 °, chez les enfants, elle est souvent un peu plus élevée. Cette chaleur est nécessaire au maintien des fonctions de l’organisme humain. La température est plus basse de 0,5 à 2 à la surface du corps, sur la peau.

Causes

Le centre de régulation de la température se situe dans le cerveau, dans la zone de l’hypothalamus. Pour certaines maladies, c’est là que les valeurs de la température augmentent. La régulation de la température n’est pas encore pleinement arrivée à maturité dans les premières années de la vie, raison pour laquelle les petits enfants et les nourrissons réagissent plus vite que les adultes en faisant plus vite de la fièvre. En particulier chez les enfants, la fièvre ne peut durer qu’un jour ou une nuit sans que l’on n’en décèle la cause.

Il est impossible d’énumérer toutes les causes pouvant provoquer de la fièvre.
Les maladies infectieuses sont les causes les plus fréquentes.

Les infections généralisées sont la grippe, presque toutes les maladies enfantines, le paludisme, la fièvre typhoïde, la septicémie et beaucoup d’autres. Il faut cependant se rappeler que chez les personnes âgées, les infections ne s’accompagnent pas toujours de fièvre, mais par de la somnolence et de la confusion.

Les infections d’organes ou les infections localisées sont:

Parmi les nombreuses autres causes de fièvre qu’elles soient infectieuses ou non, il faut encore mentionner:

  • Le dessèchement de l’organisme, quand on ne boit pas assez suite aux vomissements et à la diarrhée.
  • L'hypersensibilité à certains médicaments ou aliments mal supportés.
  • Les réactions aux vaccinations.
  • Les maladies du métabolisme comme l’hyperthyroïdie.

L’accumulation de chaleur n’est en soi pas de la fièvre. L’augmentation de la température, sous certaines conditions extrêmes comme la chaleur humide ou le manque d’eau, est provoquée par un apport de chaleur excessif depuis l’extérieur ou encore lorsque la production de chaleur interne par l’organisme ne peut pas s’évacuer suffisamment. Un rayonnement solaire trop intense et des locaux surchauffés ainsi que des habits trop chauds peuvent augmenter sensiblement la température, en particulier chez les enfants.

Autour de ce symptôme

Une sensation de froid, de la chair de poule et des frissons sont les signes d’une élévation de la température. Si le point culminant est atteint, la sensation de froid et les frissons disparaissent, la chaleur devient sensible. Plus tard lorsque la température baisse, la transpiration accélère le rafraîchissement.
Les symptômes qui accompagnent la fièvre sont les maux de tête, les courbatures, les troubles digestifs et un sentiment de malaise généralisé. Un accès de fièvre rapide, accompagné des symptômes susmentionnés, est souvent le fait d’une maladie infectieuse aiguë comme la grippe. Les températures élevées peuvent troubler nos sens (rêves étranges, hallucinations).
Certaines affections connaissent des évolutions de fièvre caractéristiques, ce qui facilite parfois le diagnostic.

En cas de fièvre, le coeur et la respiration sont accélérés. L’organisme mobilise toutes les réserves d’énergie pour lutter contre les agents pathogènes ou les influences qui sont à l’origine de la maladie. Les personnes fiévreuses ressentent habituellement de la fatigue. L’organisme est épuisé et demande du repos, afin de ménager ses réserves de force.

Les nourrissons et les petits enfants réagissent parfois avec une poussée de fièvre rapide pouvant atteindre plus de 40° et provoquer des convulsions, suivies d’un sommeil d’épuisement. Ces convulsions dues à la fièvre ne sont que rarement le signe d’une maladie convulsive pour la vie (épilepsie). Le médecin devra déceler la maladie de base qui peut être à l’origine de ces convulsions.

Que peut-on faire? – Prévenir

La fièvre est une réaction physiologique de défense de l’organisme. Il est donc préférable de ne pas baisser la fièvre si elle n’est pas très élevée ou trop désagréable. L’élément déterminant pour utiliser des mesures pour baisser la fièvre est l’état du malade. Il est toujours nécessaire de boire abondamment des tisanes et des eaux minérales, car l’organisme perd beaucoup d’eau par évaporation. Il est recommandé de garder une chaleur agréable, sans exagérer, sinon on risque un coup de chaleur.

Si vous avez des enfants qui on tendance à faire des convulsions, il faut en parler au pédiatre. On essaiera à maintenir la fièvre en dessous de 39 degrés. Le médecin indiquera aux parents comment se comporter et quels médicaments devront être toujours à portée de main.

Pour baisser la température, il existe d’excellents médicaments et des remèdes de famille qu’il est possible de combiner. Deux remèdes typiques sont par ex.

  • L’enveloppement des mollets avec des compresses à base de vinaigre ou d’eau de citron, au début à la température du corps, puis de plus en plus frais à chaque renouvellement. Dès que l’enveloppement ne rafraîchit plus, il faut le changer. Veillez à ce que peut supporter la peau et bien protéger le lit qui ne doit pas se mouiller. Pas d’enveloppement froid si le patient a déjà froid aux pieds ou aux jambes.
  • Après un accès de sueur, frotter le corps avec un linge que l’on plonge auparavant dans de l’eau à la température du corps avant de le tordre pour qu’il ne goutte plus. Le patient ne doit pas ressentir la température de l’eau comme étant froide.

Il est recommandé de disposer dans la pharmacie de voyage ou à la maison un médicament fébrifuge sous forme de tablette ou de suppositoire. Veiller à la date de péremption.

  • Il vaut mieux ne pas traiter les enfants à l’aide de médicaments contenant des salicylates (médicaments à base d’acide acétylsalicylique). Les salicylates administrés dans le cadre d’une fièvre peuvent provoquer chez les enfants une maladie grave, heureusement rare, pouvant mettre leur vie en danger, il s’agit du syndrome de Reye.
  • Il n’est pas non plus recommandé de frictionner les enfants avec des solutions à base d’alcool, ils risquent de s’intoxiquer en inhalant les vapeurs d’alcool.

Quand faut-il consulter?

  • En cas de fièvre chez les nourrissons de moins de 3 mois.
  • Chez les petits enfants: convulsions ou fièvre qui perdure plus de 24 heures et en cas d’apathie.
  • En cas de fièvre chez les personnes âgées. Lorsque les personnes âgées donnent des signes d’une maladie infectieuse, il est possible qu’elles n’ont qu’une température inhabituelle très basse (en dessous de 36°, ce qu’on appelle de l’hypothermie) qu’il faut considérer comme un signal d’alarme.
  • Température dépassant les 40°, 39° chez les enfants.
  • Si la fièvre est accompagnée de violents maux de tête, de troubles de la connaissance, de raideur de la nuque, de dyspnée, de douleurs en inspirant ou en expirant, d’une nette accélération de la respiration (plus de 20 respirations à la minute).
  • Fréquence très élevée des battements du coeur (plus de 100 pulsations à la minute), pression artérielle anormalement basse.
  • En cas de fièvre à la suite d’un voyage dans les régions tropicales.
  • Eruption cutanée subite, saignements plus ou moins importants à la surface de la peau.
  • En présence de maladies accompagnées d’une déficience immunitaire (cancer, SIDA, sous-alimentation, état subséquent à l’ablation de la rate, après une suppression de l’immunité suite à une transplantation etc.
  • En cas de maladies cardio-vasculaires ou pulmonaires préexistantes.

Aux nombreuses causes possibles de la fièvre répondent un grand nombre de méthodes d’examen, depuis la banale mesure de la température en passant par les tests de laboratoire jusqu’aux examens très coûteux que sont les tomographies computérisée (TC) ou la tomographie par résonance magnétique (TRM).

Auteurs: Dr Ute Hopp, PD Dr Jürg Baltensweiler
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, PD Dr Jürg Baltensweiler

mis à jour:  11.04.2016

 
Clause de non-responsabilité/Avertissement

La CSS Assurance ne garantit pas l'exactitude ni l'exhaustivité des données. Faites-vous conseiller par votre médecin ou pharmacien. Les données publiées ne remplacent en aucun cas les conseils spécialisés du médecin ou du pharmacien.