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vers le lexique de la santé
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Calculs urinaires et calculs rénaux

Terme: Lithiase urinaire
Conséquence: Coliques néphrétiques

Les calculs urinaires peuvent apparaître partout dans l’appareil urinaire (voir illustrations). Leur composition chimique est différente, mais la plupart du temps ils contiennent du calcium.

Beaucoup de personnes ont des calculs urinaires de petite ou grande dimension qui ne sont cependant pas cause de douleurs. Le plus grand risque de maladie se situe entre la 20ème et la 50ème année. La personne sujette à de fréquentes infections urinaires développera plus fréquemment des calculs et inversement.

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Terminologie

Calcul urinaire:

Calcul urinaire et concrétions urinaires sont les termes généraux pour les calculs de l’appareil urinaire, depuis le rein jusqu'à la vessie.

 

Calcul rénal:

calcul qui se situe dans le bassinet du rein. Il favorise les pyélonéphrites.

Calcul de l’uretère:

calcul qui se situe dans l'uretère qui relie le rein à la vessie. La plupart du temps, il est emporté en direction de la vessie par de violentes contractions qui se manifestent sous la forme de coliques.

Calcul de la vessie:

Il favorise les inflammations et peut interrompre soudainement le jet d'urine.

Causes et facteurs de risque

Les calculs se forment par la cristallisation de substances dissoutes dans l'urine, lorsque la limite de saturation de celles-ci est dépassée. Les facteurs suivants favorisent la formation de calculs urinaires ou rénaux:

  • Une forte concentration de l'urine. Beaucoup de personnes boivent trop peu (on recommande de 1,5 à 2 litres par jour). Souvent la quantité d'eau consommée n'est pas adaptée aux circonstances: en cas de fièvre, de pratique sportive et de températures extérieures élevées, il est nécessaire de boire plus.
  • Les infections des voies urinaires: Dans l’autre sens, les calculs favorisent les infections urinaires – une sorte de cercle infernal.
  • Obstacles à l'évacuation de l'urine suite à la descente de la vessie, l’hypertrophie de la prostate, la lésion de la moelle épinière, des cicatrices (strictures), des tumeurs, des malformations.
  • Décomposition massive de l'albumine, par exemple en cas de leucémie par suite de  destruction forcée de globules blancs. Une perte de poids forcée a des effets comparables.
  • Une alimentation déséquilibrée avec beaucoup de protéines (viande, charcuterie, surconsommation de laitages) ou de graisse; la goutte combinée avec une mauvaise alimentation.
  • Chez les Personnes alitées on constate une déminéralisation du squelette et – par conséquent – une élimination accrue de calcium par l'urine.
  • Les troubles du métabolisme comme l’hyperfonctionnement des glandes parathyroïdes.
  • Inflammations chroniques de l’intestin et abus de médicaments.
  • Prédisposition génétique, troubles congénitaux du métabolisme.

Le tableau clinique

 

Les calculs de taille moyenne qui sont déposés immobiles dans le bassinet peuvent demeurer sans symptômes ou être la cause de douleurs sourdes dans la région rénale. Dans tous les cas, ils favorisent l'apparition des inflammations du bassinet. Si l’obstacle à l’écoulement de l’urine est un calcul qui bouche la sortie du bassinet, le bassinet gonfle de manière aiguë à cause du refoulement de l’urine.

Les cailloux de petite taille accèdent à l’uretère, mais se coincent facilement aux endroits plus étroits. Il s’ensuit une situation de douleurs intenses qui vont et viennent comme des vagues pendant des minutes et des heures. On parle de colique néphrétique ou mieux de colique urétérale. La localisation de la douleur dépend de la hauteur à laquelle le calcul est engagé. On ressent les coliques dans la région des reins, sur les côtés, dans le bas-ventre et elles peuvent irradier jusque dans le testicule, la vulve ou dans la partie interne des cuisses.

Les symptômes associés sont des vomissements, une rétention réflexe des selles et des gaz comme le besoin pressant d’uriner. La fièvre et les frissons indiquent une infection supplémentaire des voies urinaires. Parfois on remarque que le patient n'évacue presque plus d'urine. A la suite de blessures par frottement dans le l’uretère, du sang se mélange à l'urine, la plupart du temps en quantités minimes de telle façon qu'on ne peut constater à l'oeil nu la présence de sang, mais seulement à la suite d'une analyse d'urines.

Complication

Une urosepsis – une septicémie menaçant la vie – peut être déclenchée si une infection des voies urinaires se propage dans tout le corps.

Ce qu'on peut faire?

Fondamental: le caillou doit être évacué. Pour cela:

  • Boire beaucoup.
  • Beaucoup de mouvements, en particulier monter des escaliers, sautiller.
  • Utilisation de la chaleur (bains et linges chauds).
  • Médicaments pour le traitement des coliques néphrétiques.

Environ 80% de tous les calculs réussissent ainsi à sortir. Celui qui veut constater lui-même la sortie du caillou, passe l'urine dans une passoire ou un filtre où l’on le retrouvera à la suite. Il est recommandé de procéder à une analyse chimique en guise de prévention. La sortie d’une concrétion isolée ne signifie pas qu’il n’y a pas d’autres en route.

Quand faut-il consulter?

Si les symptômes décrits ci-dessus apparaissent, une consultation médicale est indiquée. Ceci est particulièrement valable si on constate du sang dans les urines ou si de la fièvre apparaît – même sans coliques. Des calculs qui stagnent endommagent les reins par la rétention d'urine et les infections.

Diagnostic

Par la tomographie computérisée (TC), des ultrasons ou des radios par contraste, on peut localiser le calcul. Si de nouveaux calculs se reforment, un examen en termes de métabolisme, de maladies hormonales ou autres sera nécessaire.

Thérapie

Si un calcul ne quitte pas de lui-même les voies urinaires, il existe plusieurs possibilités pour l'éliminer. Aujourd'hui la méthode la plus courante est la destruction du calcul par ultrasons (lithotripsie) depuis l’extérieur. Cela nécessite une courte hospitalisation de quelques heures, parfois une petite anesthésie générale. Les fragments s'éliminent ensuite spontanément dans l'urine, dans les jours ou les semaines qui suivent.
L'extraction d'un calcul à l’aide d’un extracteur et les opérations ouvertes du bassinet, de l’uretère ou de la vessie sont devenues rares. La dissolution par médicaments n'a de chance de réussite que pour certaines concrétions dont la composition chimique est connue (calculs d’acide urique).

Après un traitement réussi, sont recommandés un régime et le cas échéant des médicaments pour prévenir la formation d'un nouveau calcul; malgré cela, on ne peut pas toujours éviter des rechutes.

Prévention

  • Beaucoup boire (plus de deux litres) Ainsi arriver à diluer l'urine empêche la cristallisation de substances dissoutes dans l'urine. En cas de transpiration (sport, fortes chaleurs) et de fièvre, il faut adapter cette quantité en conséquence.
  • Alimentation: Un régime ciblé est possible dès qu'on connaît la composition chimique des calculs. La plupart des calculs urinaires (à peu près 80%) se composent d’oxalate de calcium. Les personnes touchées devraient limiter leur consommation d'aliments riches en acide oxalique (rhubarbe, épinards) et éviter d’absorber de grosses quantités de calcium (fromages durs). Pour les calculs d'acide urique, on conseille de diminuer la consommation de viande et d'abats.
    En cas d'incertitude sur la nature des concrétions urinaires, une alimentation pauvre en viande, sels et graisse peut parfois éviter une rechute.
  • Eviter les infections des voies urinaires et le cas échéant les traiter de manière conséquente.

Auteurs: Dr Ute Hopp, PD Dr Jürg Baltensweiler
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, PD Dr Jürg Baltensweiler

mis à jour:  11.04.2016

 
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