0844 277 277 Lu-Ve 8-18 heures
CSS Assurance
vers le lexique de la santé
medicine 2.0

Infirmité motrice cérébrale, IMC, Paralysie cérébrale infantile

Digression: Paralysie cérébrale, Déficit moteur

Le terme «paralysie cérébrale» est un terme générique regroupant différents troubles moteurs. Ce type de paralysie provient d’une lésion des centres moteurs dans le cerveau en développement au cours de la petite enfance.

Il existe plusieurs types de lésion cérébrale. Bien souvent, elles sont dues à un manque d’oxygène pendant la grossesse, l’accouchement ou peu après la naissance. Toutefois, des hémorragies cérébrales, des infections ou des accidents peuvent également provoquer une paralysie cérébrale. La paralysie cérébrale correspond donc à la conséquence définitive d’une lésion cérébrale pendant la petite enfance.

Elle se manifeste par des paralysies spastiques plus ou moins marquées, qui provoquent des troubles de la posture. Des troubles de la perception et un retard de développement du langage peuvent également apparaître.
L’évolution d’une paralysie cérébrale dépend principalement du moment où la lésion cérébrale s’est produite et de sa localisation. La paralysie cérébrale est incurable, mais une thérapie ciblée permet de soulager les symptômes.

Terminologie

Microcéphalie :

Il s’agit d’une anomalie de la formation du crâne qui a pour conséquence que le crâne est plus petit que la normale.

Dyskinésie:

Trouble d’un processus moteur d’une région du corps.

Paralysie spastique:

Dans la paralysie spastique, la lésion cérébrale englobe à la fois les mouvements involontaires et volontaires. Les lésions dans cette région ont des conséquences sur l’interaction des muscles entre la tension et le relâchement. Le tonus musculaire est augmenté (hypertonie), la rigidité de la musculature et les réactions de réflexe étant plus élevées. La cocontraction (= contraction simultanée des agonistes et antagonistes) est extrêmement élevée. Il en résulte une posture très raide qui limite la capacité de mouvement des personnes atteintes, le plus souvent à des mouvements stéréotypés. Le sens de l'équilibre et la motricité fine sont également perturbés.

Causes et facteurs de risque

La paralysie cérébrale infantile (PCI) est un trouble du système nerveux et musculaire résultant d’une lésion cérébrale qui touche principalement les centres moteurs pendant la petite enfance.

La paralysie cérébrale infantile est une maladie rare. Environ 3 à 4 enfants nés vivants sur 1000 sont touchés.
La cause peut être déterminée dans la moitié des cas seulement. La paralysie cérébrale peut se produire à différents moments de la grossesse, pendant l'accouchement ou peu après la naissance, et avoir différentes causes.

Causes avant la naissance (prénatales):

  • Maladies infectieuses de la mère (rubéole, toxoplasmose)
  • Incompatibilités de groupes sanguins (incompatibilité rhésus)
  • Troubles génétiques
  • Insuffisance placentaire (fonctionnement limité du placenta)
  • Troubles du métabolisme
  • Empoisonnements (médicaments, alcool, monoxyde de carbone)
  • Manque d'oxygène

Causes pendant l'accouchement (périnatales):

  • Accouchements à risque avec manque d’oxygène
  • Naissances prématurées
  • Lésions traumatiques pendant l'accouchement avec hémorragies cérébrales
  • Complications au niveau du cordon ombilical
  • Décollement placentaire prématuré

Causes après la naissance (post-natales):

Le tableau clinique

La lésion du cerveau à l'origine d'une paralysie cérébrale inhibe le développement de la motricité volontaire, c'est-à-dire des mouvements que l'individu peut effectuer volontairement, comme marcher, saisir un objet, etc.

Des troubles du mouvement et de la posture s’ensuivent. Selon le type et la localisation de la lésion cérébrale, des symptômes de différentes intensités surviennent. Les lésions cérébrales modifient par exemple la tension musculaire, les réflexes et/ou les processus moteurs involontaires (dyskinésies) et provoquent des troubles de la coordination.
Bien souvent, les enfants touchés souffrent également de crises convulsives (épilepsies), de comportements anormaux et de troubles de la perception.
Chez les enfants sévèrement atteints, la paralysie cérébrale peut être identifiée peu après la naissance; chez les autres, il faut attendre trois à quatre mois. Le diagnostic de paralysie cérébrale n'est posé qu'à partir de l'âge d'un an.

Les symptômes suivants peuvent être des séquelles de la paralysie cérébrale:

Les médecins regroupent en différents syndromes (complexes de symptômes) les troubles susceptibles d'évoquer une paralysie cérébrale:

  • Syndromes spastiques
    Les syndromes spastiques sont les conséquences les plus fréquentes de la paralysie cérébrale. Les muscles sont très tendus et crispés, ce qui peut entraîner des paralysies.
    On distingue les formes suivantes:
    • Hémiplégie spastique
      Les paralysies concernent le bras et la jambe d'un côté du corps.
    • Diplégie spastique
      Les deux côtés du corps subissent des phénomènes de paralysie, mais les pieds et les jambes sont plus touchés que les bras et les mains.
    • Tétraplégie spastique
      Les deux côtés du corps et les bras comme les jambes sont atteints de paralysies. Bien souvent, les enfants sont également atteints d’un handicap mental sévère, ont de grandes difficultés à parler et souffrent de crises de convulsion et de troubles de la déglutition.
  • Syndromes hypotoniques
    La tension musculaire est réduite. Dans les syndromes hypotoniques, le cervelet est généralement touché. Les enfants sont souvent atteints d'un handicap mental et souffrent parfois également d'épilepsie.
  • Syndromes dyskinésiques
    La tension musculaire est variable. On observe une alternance entre tension musculaire augmentée et réduite.
  • Syndrome d'ataxie congénitale
    Il s'agit d'une atteinte congénitale du cervelet. Les enfants touchés peuvent difficilement contrôler et coordonner leurs mouvements. Ils tremblent lors de processus moteurs volontaires ciblés (tremblement intentionnel). Ils peuvent également présenter des troubles de l'équilibre.

Que peut-on faire – la prévention

Il est malheureusement impossible de prévenir la paralysie cérébrale. Des contrôles réguliers pendant la grossesse peuvent contribuer à identifier précocement les éventuels facteurs de risque ou dangers pour l'enfant à naître. Toutefois, cette mesure ne permet pas toujours de prévenir une atteinte du fœtus.

Quand a-t-on besoin du médecin

Chez les enfants sévèrement touchés, le diagnostic clinique de la paralysie cérébrale peut être posé peu après la naissance. Cependant, chez les enfants plus légèrement touchés, ce diagnostic peut nécessiter plus de temps.
En raison du développement moteur, le diagnostic définitif de la paralysie cérébrale ne peut être posé définitivement qu'à partir du premier anniversaire de l'enfant.

La paralysie cérébrale est incurable. Les symptômes peuvent toutefois être soulagés par une thérapie intensive et individuelle.
Elle associe physiothérapie, ergothérapie, hippothérapie, musicothérapie et logothérapie, ainsi qu'un traitement médicamenteux et des mesures orthopédiques.

Informations complémentaires et adresses

  • Association Cerebral Suisse
    Case postale
    Zuchwilerstrasse 43 / Case postale 810
    CH-4501 Soleure
    Tél.: 0041 32 622 22 21
    Internet: www.vereinigung-cerebral.ch
    e-mail: info@association-cerebral.ch
  • Fondation suisse en faveur de l'enfant infirme moteur cérébral
    Erlachstrasse 14
    Case postale
    CH-3001 Berne
    Tél.: 0041 31 308 15 15
    www.cerebral.ch
  • Association suisse des médecins s'occupant de personnes avec handicap mental ou polyhandicap ASHM
    p.a. Institution de Lavigny
    Route du Vignoble 1175 LAVIGNY
    Fax. 021- 821’46’50
    www.sagb.ch
    administration@sagb.ch

Auteur: Dr. med. H. Ganguillet

mis à jour:  05.04.2017

 
Clause de non-responsabilité/Avertissement

La CSS Assurance ne garantit pas l'exactitude ni l'exhaustivité des données. Faites-vous conseiller par votre médecin ou pharmacien. Les données publiées ne remplacent en aucun cas les conseils spécialisés du médecin ou du pharmacien.