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Anorexie mentale

L’anorexie mentale fait partie tout comme la boulimie des troubles psychiques liés à l’alimentation. Le terme „Anorexie“ emprunté au grec signifie manque d’appétit. Les termes utilisés dans notre langue sont l’anorexie mentale et „l’anorexie de la puberté“. La maladie se traduit par une peur pathologique de l’embonpoint, un idéal de sveltesse exagéré, une représentation erronée de son propre corps et pour finir par une perte de poids extrême. Ce sont surtout les jeunes femmes qui sont concernées, mais de plus en plus aussi les hommes. Les personnes anorexiques sont considérées par leur entourage comme des personnes intelligentes, responsables, aimant l’ordre.

L’anorexie est moins fréquente que la boulimie, mais elle met davantage la vie en danger, avec une mortalité plus élevée (environ 10%).

Causes et facteurs de risque

Les causes ne sont pas connues dans tous les détails. En dehors de facteurs sociaux, ce sont également des facteurs génétiques qui jouent un rôle.

  • Relations familiales difficiles (punition de la part des parents, mais aussi „vouloir punir“ les parents, qui doivent se faire du souci, contrôler la famille).
  • Incapacité à montrer ses sentiments, sentiment d’impuissance vis-à-vis de certaines situations, parfois aussi le désir de se punir soi-même.
  • Développement problématique de la femme qui refuse sa propre féminité; il n’est pas rare que l’anorexique ait subi dans son enfance ou sa jeunesse des agressions sexuelles qui le font souffrir.
  • Une image de soi perturbée; une représentation du corps idéal, dominée par une certaine obsession de „sveltesse“; top-modèles, comédiennes, chanteuses d’une grande maigreur.
  • La probabilité que des jumeaux monozygotes tombent malades en même temps est de 50% et montre que des facteurs génétiques participent souvent à ce syndrome.

Le tableau clinique

La principale caractéristique est la volonté de jeûner afin de maigrir, et il n’est pas rare que le sujet va jusqu’à mettre sa vie en danger.

  • Un souci exagéré à propos de l’alimentation et de son poids corporel que l’anorexique essaie d’abaisser en prenant des laxatifs et des diurétiques. BMI (Body Mass Index) ou IMC (indice de masse corporelle) en dessous de 17. Manque de lucidité sur la maladie: même lorsque l’amaigrissement est extrême, le patient a le sentiment d’être trop gros. Il arrive que l’anorexique cherche à diminuer son poids par des vomissements provoqués et transforme son anorexie en boulimie.
  • Les personnes concernées ne peuvent pas reconnaître les causes de leur besoin de maigrir, elles se sentent satisfaites et dans leur „bon droit“ lorsqu’elles jeûnent.
  • Négation et dissimulation de l’état maladif, souvent accompagné d’un sentiment de honte.
  • Il n’est pas rare que l’anorexie s’accompagne d’angoisses et de troubles obsessionnels ainsi que de dépendances (alcool, nicotine, drogues). Dépressions, humeurs dépressives ne sont pas rares, parfois les anorexiques ont une envie irrésistible de bouger, sont hyperactifs ou pratiquent une activité sportive excessive.

Les séquelles en sont des carences comme l’accumulation d’eau dans les tissus („oedème de la faim“) suite au manque aggravé en protéines, en calcium et en fer, les troubles du rythme cardiaque et des fonctions rénales, une tension artérielle très basse, une diminution de la vascularisation et un sentiment de froid dans les mains et les pieds, l’ostéoporose, l’arrêt des règles ou d’autres troubles du cycle menstruel, chez les hommes, un intérêt sexuel réduit et de l’impuissance.

Il existe différents rapports sur des cas mortels suite à l’anorexie. En novembre 2006, le top-modèle Carolina Reston est décédée à l’âge de 21 ans suite à son anorexie et à la défaillance de ses organes comme les reins et le foie. Elle souffrait de dyspnée et de nombreuses inflammations, signes évident de l’affaiblissement de son système de défense. Elle les nourrissait presque exclusivement de tomates et de pommes. Elle pesait encore 40 kg alors qu’elle mesurait 174 cm, ce qui correspond à un IMC de 13,2. Un IMC en dessous de 18,5 est le signe d’un manque de poids.

Que peut-on faire? – Prévenir

L’entourage et les personnes concernées sont tributaires de l’aide d’autrui. Raison pour laquelle des groupes d’entraide peuvent proposer une assistance précieuse pendant le processus de la guérison.

Le fait de promouvoir une structure de personnalité stable et une conscience de soi saine, de développer différentes stratégies pour solutionner les problèmes sont une bonne base pour éviter de tels troubles maladifs ou d’autres semblables. C’est au cours de leur évolution que les jeunes doivent apprendre à régler les conflits et à surmonter les déceptions. L’environnement et l’entourage doivent les y aider en leur témoignant de la compréhension et du respect.

Quand faut-il consulter?

L’aide psychologique et médicale est urgente. Comme les personnes concernées ignorent ou minimisent la plupart du temps leur état maladif, elles ne cherchent pas à consulter le médecin. Il faut que la proche parenté et l’entourage les y incitent.
Une sous-alimentation grave nécessite, l’expérience le prouve, un traitement en milieu hospitalier. Il faut souvent procéder à des infusions de substances minérales et nutritives pour les mettre hors de danger de mourir. La difficulté réside dans le fait que les malades cherchent insidieusement à dissimuler leur thérapie. Les récidives („rechutes“) sont fréquentes et il arrive que la maladie devienne chronique.
Il est parfois nécessaire d’impliquer la famille dans la psychothérapie pour assurer la guérison.

Autres informations, adresses

Auteurs: Dr Ute Hopp, PD Dr Jürg Baltensweiler
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, PD Dr Jürg Baltensweiler

mis à jour:  11.04.2016

 
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