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Fracture du col du fémur et fracture trochantérienne

Les fractures situées sur l’extrémité supérieure du fémur sont fréquentes surtout chez les personnes âgées (aperçu, fig. a). On distingue ainsi les fractures du col du fémur au sens étroit du terme (fig. b, c) des fractures trochantériennes situées plus latéralement et en dessous (fig. d). Pour toutes ces localisations, il existe différentes formes subalternes d’évolution de la fracture.

La fracture du col du fémur est une des lésions les plus fréquentes chez les femmes plus âgées. Suite à l’augmentation de l’espérance de vie, la fréquence des fractures du col du fémur est aussi plus élevée.

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49_Fracture trochanterienne

Causes et facteurs de risque

Une chute ou un choc provoque ce qu’on appelle une fracture traumatique. Suite à la réduction de la mobilité et de la perte de réaction, de troubles visuels, de maladies existantes (cardio-vasculaires) ou d’effets secondaires de médicaments, les personnes âgées tombent plus souvent que les personnes plus jeunes. Chez les jeunes, la cause réside le plus souvent dans les accidents de la circulation et les accidents dus au sport.

Un affaiblissement de la structure osseuse augmente le risque de fracture:

  • Ostéoporose: Ce sont surtout les femmes ménopausées qui en sont affectés, car la solidité de leur squelette diminue suite à la décalcification des os.
  • Métastases osseuses: Suite aux métastases cancéreuses, la structure osseuse se dissout de plus en plus.
    Dans ces circonstances, une fracture peut déjà se produire suite à un traumatisme minime et même sans intervention d’une force extérieure; on parle dans ce cas de fracture pathologique ou de fracture spontanée.

Symptômes

  • On constate en règle générale une incapacité immédiate de marcher, associée à des douleurs plus ou moins intenses, souvent localisées dans le pli de l’aine. Le fait de conserver la capacité de marcher n’exclut pas avec certitude une fracture quelque peu déplacée du col du fémur (fig. b).
  • La jambe blessée est très souvent (mais pas nécessairement) raccourcie et tournée vers l’extérieur.
  • On constate parfois des marques de contusion et une enflure dans la région des hanches ainsi que des hématomes entourant la fracture.

Séquelles et complications

Quel que soit le type de la fracture fémorale, elle est toujours dangereuse: Les personnes âgées sont menacées d’alitement prolongé avec risque d’escarres, d’infection urinaire, de pneumonie, de thrombose, d'embolie pulmonaire et de diminution des capacités psychiques. Les maladies préexistantes (maladies cardio-vasculaires, maladies du métabolisme) augmentent encore ces risques. La conséquence en est que la fracture du col du fémur est une cause de mortalité dont la fréquence augmente avec l’âge.
Les rares fractures du col du fémur chez les enfants et les jeunes représentent par contre un risque d’invalidité suite aux troubles de la croissance et à la nécrose de la tête fémorale.

Que peut-on faire?

  • Installer les personnes accidentées de la manière la plus confortable possible avant d’appeler le médecin.
  • Les personnes seules et susceptibles de tomber devraient impérativement disposer d’un système d’alarme, par exemple porter au poignet un appareil d’appel par radio, au cas où elles seraient incapables de bouger.
    Le fonctionnement du système d’alarme doit être régulièrement vérifié, si possible tous les mois („test d’alarme“). Cela permet non seulement de contrôler l’appareil, mais également de vérifier si la personne en danger peut déclencher le système en cas d’urgence.

Quand faut-il consulter?

Lorsque l’on soupçonne une fracture du col du fémur, il faut toujours un examen médical comportant une radiographie, indispensable pour poser le diagnostic; le traitement exige l’hospitalisation.

Chez les jeunes et les jeunes adultes (en dessous de 60 ans), il faut élucider en urgence s’il s’agit d’une fracture du col du fémur, car dans certains cas, selon le type de fracture, il est nécessaire de procéder immédiatement à une intervention chirurgicale pour conserver la vitalité de la tête du fémur.

Le but du traitement consiste à procurer au patient le plus vite possible la capacité de marcher. Il faut presque toujours une intervention chirurgicale pour remettre en place et stabiliser de manière correcte les différents fragments d’os. Selon la localisation et la forme de la fracture, on utilise des vis, des prothèses de hanche, des plaques angulaires et des clous médullaires.

  • Le vissage de la fracture (types de fractures b et c, illustration) permet de conserver la tête fémorale, ce qui est à rechercher, surtout chez les sujets jeunes. L’intervention chirurgicale devrait, si possible, se faire dans les 6 heures après l’accident afin d’éviter que la tête fémorale cassée ne subisse trop de dommages et ne se nécrose.
  • Les prothèses des hanches se pratiquent surtout chez des patients âgés, car pour ces personnes il est d’une importance vitale qu’elles acquièrent le plus vite possible leur mobilité sous pleine charge.
  • Les systèmes aux plaques angulaires ainsi que l’enclouage centromédullaire sont utilisés de préférence en cas de factures latérales (fractures du trochanter. Voir illustration d). Les clous médullaires sont des pointes en métal que l’on introduit depuis le haut dans la cavité médullaire de l’os.

Les anticoagulants réduisent le risque de thrombose qui est plus élevé aussi longtemps que l’extrémité blessée n’est pas suffisamment stable et mobile.

Prévenir

  • Il faut éviter de manière générale les chutes: „Se déplacer de manière consciente“. Attention aux seuils des portes, aux bords des tapis et aux planchers trop glissants.
  • Toujours veiller à un bon éclairage.
  • Eliminer les facteurs de risques dus à la construction et installer autant que possible des planchers antidérapants et des rampes et des appuis permettant de se tenir.
  • Une canne est une aide à la marche. On peut mettre en question l’utilisation de systèmes de protection des hanches pour atténuer les chocs au moment des chutes.
  • Une des prophylaxies spécifiques consiste à lutter contre l’ostéoporose (diminution de la densité osseuse), car cette maladie affaiblit les os et les rend plus vulnérables aux fractures. Après la ménopause, l’apport en calcium devrait comporter journellement au moins 1,5 g par jour.
  • Il faut également envisager le traitement des yeux, l’entraînement régulier à la coordination des mouvements, à l’équilibre et à l’effort, un traitement adapté des maladies cardio-vasculaires et veiller à réduire la surcharge pondérale.

Auteurs: Dr Ute Hopp, PD Dr Jürg Baltensweiler
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, PD Dr Jürg Baltensweiler

mis à jour:  11.04.2016

 
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