0844 277 277 Lu-Ve 8-18 heures
Lu-Ve 8-18 heures  
 
vers le lexique de la santé
medicine 2.0

Syndrome cervical post-traumatique, Distorsion de la colonne cervicale, Entorse cervicale, Coup du lapin

Le terme de distorsion de la colonne cervicale décrit un certain mécanisme accidentel. Lors d’une collision, il se produit une accélération de la tête qui provoque une extension ou une entorse au niveau des vertèbres cervicales. Dans les cas les plus graves, il arrive des déchirures de ligaments et de disques intervertébraux, parfois même des fractures.

D’autres désignations de ces lésions sont «coup du lapin», «traumatisme d’accélération cranio-cervicale» ou en anglais «Whiplash-injury». Les séquelles résiduelles sont appelées «syndrome cervical post-traumatique».

Causes et séquelles immédiates

La cause réside dans une accélération par à-coup de la tête, qui entraîne un étirement exagéré vers l’arrière de la colonne cervicale en la soumettant à des forces „supra-physiologiques“. Lors d’une collision frontale, il se produit un traumatisme par flexion forcée du cou, en cas de collision latérale, une torsion. De tels mécanismes accidentels se produisent aussi lors de la pratique de certains sports comme la boxe, le judo, la lutte et autres sports de combat, mais également lors d’activités de loisirs comme l’auto-scooter, le grand huit, etc.
Si la tête elle-même ne heurte pas un objet („non-contact-injury“), elle est freinée seulement par les vertèbres, les articulations et les ligaments cervicaux qui subissent de manière immédiate les forces de freinage et de torsion. Les séquelles qui provoquent les symptômes décrits plus loin sont:

  • Étirement exagéré et torsion des muscles et des ligaments qui relient les vertèbres avec souplesse entre elles; des déchirures dans les disques intervertébraux.
  • Plus rares les fractures de vertèbres.
  • Au moment où l’on prévoit le choc (seconde de terreur), la tension musculaire stabilise par réflexe la colonne vertébrale. Le dommage est de ce fait moins grave qu’en cas d’événement survenant par surprise.

Le tableau clinique

  • Principaux symptômes: des tensions douloureuses dans la nuque et des maux de tête. La douleur peut s’installer de façon permanente, se renforcer à chaque mouvement et irradier vers le haut dans la partie postérieure de la tête. Au premier choc après l’accident, il peut arriver que le patient ne ressente rien à la colonne cervicale lésée; les signes de blessures ne se manifestent qu’au bout de quelques heures ou même de quelques jours.

Autres séquelles possibles:

  • Perte de stabilité de la colonne vertébrale: le patient n’arrive plus à redresser la tête de manière active. La perte de stabilité suite à une surtension des ligaments concerne de préférence des personnes plus jeunes. Une colonne vertébrale ostéoporeuse ou raide suite à une arthrose a plutôt tendance à subir des fractures.
  • Sensation d’engourdissement et irradiation de la douleur dans le visage, les épaules ou les bras.
  • Vertiges, malaise, nausées, acouphènes ou tinnitus.
  • Troubles de la vision, du langage, de la déglutition et du sommeil.

Les symptômes varient selon la manière dont le patient a vécu et géré l’accident. Une chronicité des douleurs, une fatigue persistante et une difficulté à pouvoir se concentrer ont été observés et affectent parfois les personnes concernées durant des mois et même des années après l’accident. L’expertise devant déterminer dans quelle mesure des troubles persistants ont pour origine un traumatisme d’accélération a souvent fait l’objet de longues batailles juridiques.

Que peut-on faire? – Prévenir

  • Rafraîchir la région de la nuque et du cou.
  • Pendant les trois ou quatre premiers jours après l’accident, éviter de rester trop longtemps assis ou de faire de gros efforts corporels.
  • Reprendre le plus vite possible ses activités normales dès qu’une amélioration s’installe.
  • Pratiquer avec prudence une gymnastique curative en se conformant aux instructions d’un physiothérapeute.

Prévenir

L’appui-tête dans les voitures réduit les séquelles du „coup du lapin“ au moment de la collision. Il faut cependant veiller à bien le régler afin qu’il amortisse bien le choc à l’arrière de la tête tout en protégeant la colonne contre une violence mécanique exagérée. Si l’appui-tête est trop bas ou la personne trop grande, la tête est projetée en arrière par-dessus du bord de l’appui-tête.

La bonne position de l’appui-tête 

  • Le milieu de l’appui-tête doit être à hauteur des yeux du conducteur ou des passagers. Ou bien: Bord supérieur de l’appui-tête à hauteur du sommet de la tête.
  • Distance de la tête à l’appui-tête la plus proche possible, ce qui signifie que le dossier du siège doit être suffisamment à la verticale.

Quand faut-il consulter?

Tout dommage corporel dû à un accident de route ne doit pas seulement se consigner dans un rapport de police, mais doit faire l’objet d’un examen médical, ne serait-ce que pour des raisons de responsabilité civile et d’assurance.

Pour poser le diagnostic, on se sert de radiographies et d’examens neurologiques, le cas échéant on fait appel à la tomographie computerisée (TC) ou par tomographie par résonance magnétique (TRM) qui permettent de déceler et de documenter les déplacements de vertèbres les unes par rapport aux autres (subluxation), les fractures ou les traumatismes craniocérébraux. Il peut arriver que les résultats ne soient pas probants et les troubles ne peuvent pas se prouver objectivement, mais selon les circonstances de l’accident et le contexte subjectif et temporel, il faut tout de même conclure à un traumatisme d’accélération.

Thérapie

Il n’existe pas de thérapie universellement applicable, la méthode de traitement doit être adaptée de manière individuelle, ce qui dans certain cas peut demander beaucoup d’effort et de temps.

  • Maintenir les vertèbres cervicales au repos pendant la phase des douleurs aiguës. C’est seulement dans certains cas exceptionnels qu’il faut immobiliser la colonne vertébrale au repos pendant quelques jours à l’aide d’une minerve.
  • Médicaments pour calmer les douleurs et les tensions.
  • Physiothérapie et gymnastique curative pour stabiliser la colonne vertébrale; il faut veiller à ce que les exercices ne s’intensifient que lentement; le cas échéant, des massages pour détendre la musculature.
  • Opération: Les dommages structurels comme le déboîtement des vertèbres ou les fractures exigent parfois une intervention chirurgicale pour rétablir une situation satisfaisante et une meilleure stabilité.
  • Méthodes de la médecine alternative comme l’acuponcture, l’ostéopathie, etc.

Autres informations, adresse

Il existe en Suisse de nombreux groupes d’entraide pour les personnes qui souffrent de séquelles d’un traumatisme d’accélération cranio-cervicale. Vous pouvez vous renseigner auprès de:

  • Schleudertrauma – Verband (association du traumatisme d’accélération cranio-cervicale)
    Horneggstrasse 9
    8008 Zurich
    Tél.           01/ 388 57 00
    Fax           01/ 388 57 01

Auteurs: Dr Ute Hopp, PD Dr Jürg Baltensweiler, Dr méd. H. Ganguillet
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, PD Dr Jürg Baltensweiler

mis à jour:  11.04.2016

 
Clause de non-responsabilité/Avertissement

La CSS Assurance ne garantit pas l'exactitude ni l'exhaustivité des données. Faites-vous conseiller par votre médecin ou pharmacien. Les données publiées ne remplacent en aucun cas les conseils spécialisés du médecin ou du pharmacien.