Comment l’activité physique peut naturellement réduire l’hypertension

L’activité physique, antihypertenseur naturel

L’hypertension est une maladie très répandue, mais qui peut passer inaperçue pendant longtemps. Souvent, elle n’est détectée que lorsque les valeurs sont déjà très élevées – un tueur silencieux, en somme. Les méthodes de traitement sont diverses, et l’effet des antihypertenseurs naturels est tangible. L’activité physique en fait partie.

Maux de tête, troubles de la vision, vertiges et fatigue sont des signes que nous n’associons pas à l’hypertension à première vue. Mais il s’agit bien des premiers symptômes de la maladie. Une fois l’hypertension diagnostiquée, il faut agir afin de prévenir des séquelles chroniques. 

Deux tiers des patients atteints d’hypertension se soignent en combinant médicaments et changement du mode de vie. Si la tension artérielle n’est que légèrement élevée, on renonce dans un premier temps aux médicaments, préférant un changement des habitudes. En effet, selon la Fondation suisse de cardiologie, le stress, le tabagisme, l’alimentation, la consommation de sel et la masse corporelle influencent la tension artérielle de manière prépondérante. Un aperçu des connaissances actuelles montre quel effet a l’activité physique sur la pression artérielle:

Faire baisser sa tension artérielle naturellement

Lorsque nous bougeons, le corps fait d’abord augmenter notre tension artérielle. Il veille à ce que nous ayons suffisamment d’énergie pour les efforts accrus. De ce fait, si nous nous mettons à courir, la tension artérielle systolique grimpe. Après l’effort, elle chute immédiatement d’environ 5/4 mmHg en dessous de la valeur de départ. Cet effet dure jusque 24 heures après l’entraînement. Outre l’effet immédiat, un entraînement d’endurance régulier fait aussi baisser la tension artérielle à long terme. Un entraînement sur huit semaines permet déjà de réduire la tension artérielle au repos d’environ 6/5 mmHg et la pression journalière moyenne de 3/3 mmHg. Ainsi, l’activité physique produit un effet antihypertenseur similaire à celui des médicaments. Un autre effet positif lorsque nous bougeons est l’élimination du sel par la sueur, bénéfique pour la tension artérielle également.

Quels sont les sports adaptés?

En principe, il faudrait privilégier les sports d’endurance, tels que le jogging, le vélo, le ski de fond, la natation ou la randonnée. Ces sports ne provoquent pas de pics de tension artérielle si l’effort est constant. Mais d’autres disciplines, comme la danse, peuvent se révéler adéquates, du moment qu’il n’est pas question d’un entraînement de force, lors duquel les parois du cœur s’épaississent, ce qui s’avère défavorable pour l’hypertension.

Mann pumpt Fahrraddreifen im Eingang eines Mehrfamilienhauses
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Jusqu’ici, il était généralement déconseillé de faire des entraînements de force en cas d’hypertension. Néanmoins, des études montrent qu’un entraînement de force modéré peut aussi faire baisser la pression artérielle sur le long terme. Certes, il y a encore relativement peu de conclusions significatives à ce sujet, mais les observations font état d’une baisse durable de la pression de 3/3 mmHg lors d’entraînements de force.

Quel doit être le degré d’intensité de l’entraînement?

L’activité physique à un niveau moyen ou submaximal (soit 50-70% de l’absorption maximale d’oxygène) se répercute positivement sur la tension artérielle. En d’autres termes, il faut fournir un effort et transpirer, mais ne pas atteindre ses limites. Cela se vérifie assez facilement en prenant son pouls. 

Commencer par une faible intensité, puis augmenter le nombre d’entraînements par semaine, la durée par tranche d’entraînement, et, enfin, l’intensité.

Combien d’entraînements faut-il?

Le National Institute of Health and Nutrition au Japon relève que 2 heures et demie d’activité physique par semaine produisent déjà un grand effet. L’important n’est pas la façon dont l’entraînement est réparti, mais plutôt le fait d’être régulier. Dans l’idéal, on s’entraîne cinq à sept fois par semaine.

L’important, en toutes circonstances

  • Les valeurs indicatives concernant l’intensité sont des recommandations. Il est bien plus important de bouger avant tout, d’apprendre à estimer ses capacités et de développer une sensibilité en termes d’intensité. A cet effet, un pulsomètre peut s’avérer utile.
  • Mesurer la tension artérielle de temps à autre.
  • Impérativement discuter de l’entraînement avec le médecin, notamment pour les personnes qui souffrent d’hypertension à un stade avancé avec des lésions au niveau des organes. Il est important de combiner l’activité physique aux bons médicaments.
  • L’activité physique ne peut remplacer les médicaments que jusqu’à un certain point. C’est l’association de toutes les possibilités (changement d’alimentation, réduction du stress, médicaments et activité physique selon le stade) qui permet d’obtenir l’effet maximal sur l’hypertension.

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